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Dim, Aoû

Politique
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De sources bien introduites, le gouvernement pourrait être réaménagé en avril prochain, tandis que le remaniement, proprement dit de l'appareil ne saurait intervenir qu'en 2015.

Et pour cause...

A en croire des indiscrétions puisées à bonnes sources, l'équipe gouvernementale pourrait subir, courant avril 2014, une légère réorganisation. En effet, seuls quatre ou cinq ministres a-t-on appris, pourront perdre leurs portefeuilles, au profit des mutations et du maintien aux postes respectifs dont les responsabilités pourraient simplement être redéfinies. Le remaniement, aux allures de "tsunami" auquel s'attend avec impatience l'opinion publique, ne saurait avoir lieu qu'autour de 2015. Et pour cause, rapportent nos sources indiscrètes, le Chef de l'Etat ferait face à de sérieux problèmes, liés à la gestion de ce dossier, lesquels seraient survenus au lendemain de son adresse de fin d'année à la nation, au cours de laquelle il étalait en mondovision l'incompétence du gouvernement Yang.


IMPASSE

Entre autres problèmes majeurs relevés, figurent en bonne place les pressions diverses et multiformes de certains lobbies mafieux et sectaires, tenant bec et ongles à voir leurs protégés faire partie de la nouvelle équipe gouvernementale, afin de mieux contrôler leurs intérêts, l'échec des "pourparlers" engagés avec les leaders des partis politiques d'envergure ne s'accordant pas jusqu'ici sur certains détails, l'influence non moins sensible et pernicieuse des pratiques occultes et de maraboutage tous azimuts auxquelles se livreraient des membres du gouvernement jugés persona non grata, les pressions populaires sur le casting des hommes capables de relever les défis et autre enjeux de l'heure, les secousses et soubresauts de l’opération Epervier" dus à l'intervention et la manipulation des forces exogènes...

Autant de goulots d'étranglements, selon toute vraisemblance, qui mettraient depuis quelque temps, Paul Biya entre le marteau et l'enclume. En d'autres termes, le Président de la République serait partagé entre la prise des mesures d'urgence consécutives aux maux qu'il avait dénoncés dans son discours du 31 décembre 2013 et le recul nécessaire à l'élaboration sans fausse note d'un gouvernement de large consensus, de nature à l'accompagner en toute sérénité dans son chantier de l'émergence. C'est aussi, argue-t-on, le dilemme dans lequel il serait plongé qui l'aurait poussé à rétablir les ministres dans leurs droits de signatures. Faut-il le relever, ses collaborateurs, d'après nos sources, étaient privés desdits droits depuis janvier dernier.

L'année budgétaire rendue en mars, alors que les pouvoirs publics s'emploient au respect scrupuleux du budget programme, il n'y aurait pas eu d'autre issue que de lâcher prise, a-t-on révélé. Selon bien d'observateurs de la scène sociopolitique, le revirement de situation par "l'homme du 06 novembre 1982" vient simplement conforter la position d'une certaine opinion qui estimait déjà qu'il serait en proie à de sérieuses difficultés, liées à la publication d'un gouvernement devant répondre aux attentes des populations, car le temps presse.

Notamment, le démarrage à l'aboutissement des projets structurants, générateurs d'emplois, l'amélioration des conditions de vie des populations (Relever le panier de la ménagère, réduire le taux de chômage, approvisionner en eau potable et en électricité, relever le plateau technique sanitaire, scolaire...)

S'il est avéré que le gouvernement qu'espèrent et souhaitent de tous leurs vœux les camerounais ne tombe pas du fait des blocages énumérés, il est fort à parier que la fin de la souffrance et de la misère rampante n'est pas pour demain. Et un qui ne manquera pas de laisser les plumes n'est autre que Paul Biya. Car, il est celui que le peuple a élu dans son écrasante majorité.

Vivement que "l'homme lion" prenne ses responsabilités et délivre ses compatriotes de la situation infernale dans laquelle ils ploient. Il n'y a pas de doute qu'aucun de ses collaborateurs n'a le cœur à l'ouvrage. La psychose, la peur du lendemain est devenue leur lot quotidien. Au grand dam des populations qui ne demandent qu'à vivre aux moyens des nombreuses ressources dont dispose leur sol et sous-sol.

© Judith Ekobo : Le Soir

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