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Elections Cameroon (Elecam) aura du mal à organiser des élections justes dans des missions diplomatiques du Cameroun régulièrement transformées en théâtre des meetings populaires du Rdpc. Des équipes d’Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge de l’organisation, de la gestion et de la supervision des élections au

Ils ont été publiés hier par deux hebdomadaires de la place.  Tous ceux qui ont lu L’Anecdote et La Nouvelle dans leur livraison de ce lundi peuvent déjà appeler Alain Edgard Mebe Ngo’o, Ama Tutu Muna, Louis Yinda, Lucien Wantou Siantou, et Emmanuel Edou sur leur téléphone portable. Et pour cause, leurs numéros de téléphones ont été publiés par les deux hebdomadaires.

Lors d’un contrôle de routine à Yaoundé, ils ont refusé de se présenter à la police camerounaise. Même l’arrivée du délégué général à la Sûreté nationale sur les lieux ne les a pas fléchis. Les témoins de la scène n’en croient pas leurs yeux. Mercredi  10 août 2011, vers 23 heures, aux environs de la Chambre de commerce à

Le chef d’Etat a signé hier lundi 8 Août 2011 le texte fixant les conditions de participation des Camerounais de la diaspora à l’élection présidentielle et au référendum.La loi du 13 juillet 2011 adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée par le président de la République Paul Biya stipule dans l’une de ses dispositions que « les modalités

Le langage diplomatique des principales puissances mondiales et de certains hauts responsables internationaux se fait de plus en plus incisif.
Le langage diplomatique des principales puissances mondiales et de certains hauts responsables internationaux se fait de plus en plus incisif.
Plus le temps passe, plus les pressions occidentales se font de plus en plus fermes et incisives vis-à-vis du pouvoir de Yaoundé et de son timonier, le président Paul Biya. C’est un véritable camouflet que vient à nouveau de lui infliger la France, ancienne puissance coloniale. Alors que le président Biya manoeuvre pour rencontrer son homologue français Nicolas Sarkozy avant la présidentielle, histoire de donner une caution internationale à sa réélection, le gouvernement français vient d’indiquer clairement qu’une telle rencontre n’aurait aucune portée politique.
C’est Henri de Raincourt, ministre français en charge de la Coopération, qui l’a fait savoir dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique. Tout en rappelant que « la France n’a pas de candidat au Cameroun », il a précisé que « le président Biya aura probablement l’occasion de rencontrer prochainement Nicolas Sarkozy à Paris. Mais pensez-vous que le fait d’aller serrer la main du président français puisse être perçu comme un soutien direct et apporter des voix ? Je n’y crois pas. Ce temps-là est fini ». La France se désolidarise donc clairement d’une probable logique de propagande électoraliste menée par le pouvoir de Yaoundé et qui tendrait à faire croire que le président camerounais a le soutien de Paris.
Pressions américaines
Cette douche froide pour le président Biya intervient dans un contexte marqué par les sorties de plusieurs diplomates américains qui ne cachent plus leur agacement à l’encontre d’un régime trentenaire qui tient à rester aux affaires 7 années de plus. Le 20 mai dernier, à l’occasion de la célébration de la fête nationale du Cameroun, Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine appelait à l’organisation d’une « élection présidentielle libre, transparente et crédible » en prenant le soin de rappeler que «les élections législatives et municipales de 2007 ont, elles aussi, été marquées par d'importantes insuffisances, notamment des entraves à l'inscription sur les listes électorales et l'absence de mesures adéquates contre la fraude électorale».
Elle faisait aussi et surtout remarquer que «bien que le pays applique un système multipartite de gouvernance, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) s’est maintenu au pouvoir depuis sa création en 1985.». Après cette déclaration, c’est Johnny Carson, le sous-secrétaire d’Etat américain en charge des affaires africaines qui appelait ouvertement, lors de son passage au Cameroun, fin juin, à l’organisation d’élections justes et transparentes. Son conseiller, Eric Silla, embrayait sur Radio France Internationale (RFI) : « quand les leaders restent au pouvoir des décennies, un jour ou l’autre, ça provoque des tensions sociales et des fois, sécuritaires. Donc nous espérons que chaque chef d’Etat en Afrique pense à son héritage politique, historique et pense à l’avenir démocratique ».
Une déclaration qui ressemble fort bien à celle du ministre français Henri de Raincourt sur RFI le 19 juillet : « Je crois un jour qu’il faut comprendre qu’en Afrique comme ailleurs, l’environnement politique qui précède l’élection a totalement changé et qu’il y a suffisamment de pays dans lesquels les mouvements de populations se sont développés depuis le début de l’année 2011[...] Tout s’est modifié et aujourd’hui l’opinion publique est très informée et en temps réel, et elle ne veut en aucun moment se laisser voler, à aucun prix, son désir de participer à la vie démocratique. Je crois qu’il faut bien saisir cette évolution des mentalités et des populations. La démocratie est en route, rien ne saurait aujourd’hui l’arrêter ».
ONU-Koffi Annan
Signe qu’il a une parfaite symbiose de la communauté internationale, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a aussi montré son intérêt pour l’élection présidentielle annoncée. Le 14 juin dernier, à l’occasion de l’ouverture d’un atelier national sur les partis politiques, les droits de l’homme et les processus électoraux au Cameroun, Maarit Kohonen Sherrif, la directrice du Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie, représentante régionale du Haut commissariat en Afrique centrale, a indiqué qu’ «au Cameroun, nous avons et devons cultiver les atouts indispensables pour organiser les élections libres, honnêtes et transparentes dénuées de toute violence». Dans ce concert international pour une élection transparente – ou une alternance pacifique – c’est surtout Koffi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations unies qui a clairement exprimé ce que l’on pense dans les capitales occidentales.
« Les présidents Paul Biya et Abdoulaye Wade doivent savoir que la rotation doit avoir lieu. Ils sont au pouvoir parce que quelqu’un d’autre leur a laissé la place. Si les autres s’étaient dits qu’ils sont les seuls à gouverner et s’étaient accrochés au pouvoir, ils ne seraient pas là » déclarait-il sur la radio britannique BBC. Le ton semble donc monter à mesure que le temps passe et, les principales puissances du monde se montrent maintenant très hostiles contre les régimes comme celui de Yaoundé. Malgré les précautions des discours diplomatiques, il est désormais évident qu’une alternance au Cameroun serait un soulagement pour les défenseurs de la cause démocratique dans le monde.
Fût-ce par la force de la rue comme cela a été le cas dans certains pays d’Afrique du Nord. Où la communauté internationale n’a pas hésité à se ranger du côté des manifestants. Avis donc au pouvoir trentenaire de Yaoundé en cas de dérapage postélectoral.
© Emergence : MOHAMADOU HOUMFA
Le langage diplomatique des principales puissances mondiales et de certains hauts responsables internationaux se fait de plus en plus incisif.Le langage diplomatique des principales puissances mondiales et de certains hauts responsables internationaux se fait de plus en plus incisif.

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