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Mar, Oct

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Un adage dit que c'est au milieu des difficultés qu'on reconnaît ses vrais amis. Depuis que le Conseil de Discipline budgétaire et Financière a retenu une vingtaine de fautes de gestion à l'encontre Iya Mohammed au sujet de la SODECOTON, on n'observe pas une levée de boucliers. Chaque fois que l'homme est interpelé pour sa conduite des affaires de la FECAFOOT, une nuée d'abeilles se lèvent toujours pour protéger la ruche. Illustration. Une Assemblée générale de la Fédération Camerounaise de Football a eu lieu le 26 mars 2013 à l'hôtel Mont Fébé. Les participants à ces assises, ont pris le temps de vanter les actions du Président Iya. Ils ont salué entre autres le lancement d'un vaste programme d'infrastructures. Celui-ci s'articule autour de la construction d'un siège ultra moderne au bénéfice de la FECAFOOT d'une valeur de près de 2.000.000.000 de FCFA; les réfections des sièges des ligues régionales, l'aménagement de nouvelles aires de jeu; et la réfection des bâtiments du Centre Technique National. Nous avons tout compris. Cette opération de charme a été motivée par la communauté d'intérêts. Le football déchaîne les passions plus que le coton. 

Les membres de ce fan club qui ne dit pas son nom, ont précisé que depuis 1998 la situation financière de la FECAFOOT est en nette amélioration. A ce jour, l'instance n’est redevable vis-à-vis d'aucun prestataire ou employé, et peut se prévaloir de disposer des immobilisations. Ce qui n'était pas le cas avant 1998 lorsque les agents accusaient 45 mois d'arriérés de salaire, et la Fédération Camerounaise de Football était débitrice de plus de 1.000.000.000 de FCFA. A la fin, une lettre de soutien a été signée. Ce tableau est tellement reluisant qu'on a l'impression qu'Iya est bien entouré. 

Curieusement en ce moment, ce ressortissant de Garoua est seul devant ses difficultés par rapport à sa gestion de la SODECOTON. La mobilisation qu'on a toujours observée au niveau de la FECAFOOT, tarde à se matérialiser du côté de la Société de Développement du Coton. 

La deuxième personnalité de la SODECOTON est également visée par le Conseil de Discipline Budgétaire et Financière, mais on n'observe pas un déploiement spectaculaire au sein de l'entreprise. Si c'était au nom de l'amitié que l'Assemblée générale du 26 mars 2013 s'est tenue, il est hors de question que la même mobilisation ne soit pas observée autour du dossier SODECOTON. Peut être que les activités de la fédération nationale de football nourrissent plus de bouches, que celles de la SODECOTON. En d'autres termes, le football permet à une multitude d'acteurs sociaux de se frotter les mains. Même si c'est le cas pourquoi laisser un ami périr alors qu'on peut le sauver? En guise de conclusion, on peut dire que le commun des mortels est prompt à partager la joie et non la tristesse. Qui vivra verra.

© Judith Ekobo : Le Soir

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