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Ven, Sep

Sport

Réunis autour d’une association qui verra bientôt le jour, ces idoles du sport roi camerounais exigent un peu plus de considération de la part de leurs anciens camarades qui les ont abandonnés comme de vulgaires larbins. De même qu’ils se plaignent du ministère des sports et de l’éducation physique d’avoir délibérément oublié de les convoquer dans le cadre des consultations élargies entreprises depuis le 09 avril dernier. 

Que sont devenus les héros des Coupes du monde 82, 90 ? Répondre à cette question est une véritable gageure. Ils sont certes nombreux à pouvoir raconter avec une pointe de nostalgie les prouesses de Timothée Makongo, Mbida Arantes, feu Théophile Abéga ou encore Jean Pierre Tokoto, Onana Eloundou, Beb Solo, Aoudou Ibrahim et Cie, mais peu sont à même de dire ce qu'il est advenu de la plupart de ces dignes ambassadeurs du Cameroun. Si quelques uns ont réussi à sortir la tête de l’eau et occuper certains postes clé dans des instances faîtières du football national, continental et même mondial, d’autres ont sombré dans l'anonymat. La conférence de presse qui a eu lieu hier jeudi 11 avril avait entre autres buts, de dénoncer cette injustice à laquelle sont victimes ces anciennes gloires du football camerounais. C’est pourquoi l’essentiel de la communication a tourné autour de la nouvelle dynamique qu’ils entendent désormais impulser dans cette famille. 

En effet, pour Michel Kaham, Emmanuel Maboang Kessack, Tataw Stephen, Wamba petit Michel, Olé Olé et bien d’autres qui défendent cette cause, « il est temps de mettre fin à cette époque où un groupuscule d’anciens footballeurs envahit les médias pour parler au nom de leurs camarades alors même qu’ils n’ont jamais rien fait pour leur tendre la main et marcher ensemble ». A en croire ces légendes, Roger Milla, Emmanuel Mvé, David Mayebi et Cie qui ont monopolisé la parole dans les médias et passent le clair de leur temps à s’autoproclamer porte-parole des anciennes gloires qu’ils ont pourtant abandonné dans la misère, devraient comprendre que cette époque est révolue et avoir un peu plus de considération pour eux. Pourquoi cette levée de bouclier à un moment où les élections dans les Ligues décentralisées de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) battent leur plein ? « Il n’y avait pas meilleur moment que celui-ci. Nous avons justement profité de l’environnement ambiant marqué par le public qui a les yeux rivés vers les footballeurs et ceux qui gèrent ce football, pour faire entendre nos voix. L’actualité s’y prête et nous sommes convaincus que nous serons écoutés et que notre combat ne sera pas vain », réponds Michel Kaham qui balaie du revers de la main, la thèse de la manipulation. 

Et Timothée Makongo de renchérir, « nous sommes étonnés de n’avoir pas été inscrits dans la vague des acteurs retenus pour les consultations élargies organisées par le Minsep depuis le 09 avril dernier. Nous estimons que nous aussi avons notre mot à dire lorsqu’il s’agit de parler de football dans notre pays ». Pour ces anciennes gloires, il est question aujourd’hui de mettre sur pied une association qui va rassembler tous les footballeurs qui ont défendu avec fierté les couleurs du Cameroun ; d’éviter les querelles, le copinage et le clanisme qui ont souvent caractérisé certains de leurs leaders vivant aujourd’hui dans une opulence des plus controversées. Une démarche qui ne saurait se faire sans un cadre juridique clairement défini par des instances que sont la Fécafoot, la Confédération africaine de football (Fécafoot), la Fifa et le Minsep. « Nous n’allons pas faire sans ces instances puisque notre démarche suit une ligne directrice qui veut que nous marchions ensemble sans exclure personne », explique Maboang Kessack. 

© Christian TCHAPMI | Le Messager


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