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John Begheni Ndeh, vient-il de choisir définitivement son camp? Le revirement du premier vice-Président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) s'est vu hier à travers une lettre adressée au Secrétaire Général de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), dont il est l'un des signataires, Dans cette correspondance qui plaide en faveur des consultations recommandées par le Ministère des Sports et de l'Education Physique (MINSEP), les signataires disent se désolidariser «de toute démarche tendant à exacerber les tensions que connaît actuellement la famille du football camerounais», peut-on lire. 

Des tensions, poursuivent-ils, s'étant traduit en mars dernier par des «bagarres impliquant des armes blanches et des armes à feu dans la Région du Littoral», s'accentuant «davantage avec la tenue clandestine des élections dans certains départements au mépris de la loi». La correspondance fait état de ce que certains dirigeants de la Fédération soient même «allés jusqu'à établir de faux procès-verbaux d'élections départementales, apparemment sous l'instigation de l'administration fédérale, créant ainsi une situation qui risquerait d'engendrer des incidents graves lors des élections régionales si ces procès-verbaux venaient à être validés». 

C'est donc fort de ce constat que les signataires appellent à l'établissement d'un dialogue «avec les autorités gouvernementales dans l'esprit du programme Corn-Unity si cher au Président Blatter». Egalement, du contenu de cette lettre, l'on retiendra des revendications tournant autour de l'article 4 du statut spécial des ligues décentralisées qui «est en contradiction avec les statuts de la FECAFOOT, et à l’ exclusion des joueurs du processus électoral». 

Pour justifier leur action, David Mayebi, Pierre Semengue, Essomba Eyenga, Alioum Alhadi Hamadou, Félix Nguelé Nguélé et Njoh Begheni Ndeh précisent que «le Comité d'urgence, organe de management de la Fédération ne s'est réunie qu'une seule fois au cours des quatre dernières années, ses membres étant réduits à s'informer à travers les médias lors des crises récurrentes qu'a connues notre football ces dernières années». 

Statut 

Si les récriminations soulignées ne semblent pas être au centre des causeries à la FECAFOOT, des précisions sont données toutefois sur le statut actuel des signataires. Joint au téléphone, le responsable de la communication a indiqué que: «depuis la révision des statuts en 2012, notamment de l'article 48 relative à l'organisation et au fonctionnement dudit comité, Alioum Alhadji Hamadou et Félix Nguelé Nguéle ne sont plus partie de cet organe qui est passé de 11 à cinq membres», Ce qui n'est pas le cas du premier vice-Président, John Begheni Ndeh. Lui qui, dans une interview accordée à Cameroon Tribune l'année dernière et dans laquelle, parlant de la construction du nouveau siège de la FECAFOOT, il affirmait qu'elle «ressemble à s'y méprendre à l'affaire Albatros». 

Il faut dire que cette lettre qui vient à la rescousse du MINSEP, accusé la semaine dernière «d'ingérence» dans les affaires de la FECAFOOT, intervient quatre jours seulement après le facsimilé du SG de la FIFA, Jérôme Valcke. C'était en réponse à la correspondance du 26 mars d'Adoum Garoua, demandant au Président Iya Mohammed de surseoir au processus électoral. Une demande qui n'avait pas été prise en compte par le Comité exécutif et l'Assemblée générale de l'instance faîtière du football, qui contre vents et marrées avait décidé de poursuivre le processus électoral. 

© JOSEPHINE ABIALA : mutations

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