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Ven, Sep

Société

Ils n’ont pas pu présenter le baccalauréat tchadien après avoir déboursé tous les frais nécessaires.

Les salles de classe de l’Institut secondaire de développement informatique et de gestion (Isdig), situé en face de l’hôpital Jamot à Yaoundé, ont été vandalisées dans la nuit du 15 juin 2009. Selon le fondateur et directeur de l’Isdig, Michel Samnick, ces actes sont la manifestation de la colère de certains de ses élèves des classes de terminale qui lui reprochent l’absence de leurs noms sur les listes des candidats au baccalauréat tchadien.

Selon le directeur de l’Isdig, 44 élèves de son établissement ont sollicité présenter le baccalauréat tchadien au lycée Félix Eboué de Ndjamena. Un intermédiaire a été sollicité par l’Isdig pour déposer leurs dossiers de candidature à l’Office du Baccalauréat du Tchad. Une femme d’affaires, Ngoundjou Tientcheu, s’est portée garante, contre payement une fois la tâche accomplie, de diligenter ces inscriptions. « De retour au Cameroun, elle nous a présenté les récépissés de dépôts des dossiers de candidature. Nous avons ensuite contacté l’office du baccalauréat du Tchad qui nous a confirmé le dépôt des 44 dossiers. Tout semblait normal, la somme de 3. 240.000 Fcfa lui a alors été versée», confie le directeur de L’Isdig, Michel Samnick.
Trois semaines avant la tenue de l’examen, les listes provisoires ont été affichées mais les noms des 44 candidats n’y figuraient pas. « J’ai de nouveau contacté l’Office du baccalauréat du Tchad qui m’a rassuré sur la résolution de ce problème dans les listes définitives des candidats admis à composer. Mais à la sortie des listes définitives le 1er juin, le problème demeurait. Des élèves m’ont confié qu’une liste additive sur laquelle apparaissaient leurs noms mais très mal orthographiés est sortie par la suite. Je leur ai demandé de ne pas composer de peur qu’à la fin, ils ne soient accusés de faux. 11 d’entre eux n’ont pas suivi mon conseil et ont quand même composé » poursuit-il. De retour au Cameroun, en colère, les 44 élèves qui estiment avoir perdu une année de cours, de l’argent pour les dossiers et le transport sont allés dans leur établissement pour tout saccager. Ils ont, au passage, menacé le principal et le personnel enseignant de mort.
Une réunion a par ailleurs été annoncée dans l’enceinte de l’établissement le 25 juin 2009 par la direction de l’Isdig. Elle y invite les élèves concernés et leurs parents dans le but de trouver un arrangement à l’amiable. Entre temps, certains parents des élèves en question ont porté plainte contre le directeur de l’Isdig, Michel Samnick, à la délégation provinciale de la police judiciaire du Centre à Yaoundé pour escroquerie et abus de confiance. Ce dernier, à son tour, a porté plainte contre madame Ngoundjou Tiencheu pour les mêmes motifs au commissariat de police de Yaoundé 1er.
 

Muriel Edjo (stagiaire)

Source lejour

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