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Jeu, Aoû

Société

Les nièces de Fouda André se sont étripées hier à Yaoundé à l'issue d'une audience.

La grande cour du palais de justice de Yaoundé Centre administratif avait tout l'air d'un marché hier en mi journée, du fait des activités traditionnelles, en plus de la forte présence des avocats, qui font un débrayage depuis le début de la semaine. Mais, cette ambiance a vite été interrompue vers 11h, dans les escaliers de l'un des bâtiments. Deux femmes se crêpent le chignon. Madame Obouh Fegue née Félicité Mboa Anaba empoigne sa sœur aînée, Honorine Mboa Edziguie par les cheveux qu'elle tire avec violence, proférant toutes sortes de menace. Le public présent accourt pour mettre un terme à une bagarre qui a failli s'amplifier avec l'intervention d'autres membres de la famille. In fine, Honorine Mboa Edziguie s'en sort avec un visage bien amoché et des cheveux "au vent".

En fait, les deux sœurs viennent de s'affronter devant la barre pour une affaire de gestion de l'héritage que leur a légué leur père feu Mboa Essono André, décédé en 1971. Il était le frère d'André Fouda Ombga, premier délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. Certains membres de la famille ont porté plainte à Mme Obouh Fegue Félicité de s'être octroyé un titre d'administrateur des biens de leur père frauduleusement. Ce qui lui permet aujourd'hui "de gérer toute seule un important patrimoine" dans la ville de Yaoundé. Il s'agit notamment du super marché Mahima Elig-Essono avec lequel elle a signé un contrat de bail de 3.500.000 Fcfa le mois, la station service Total Nlongkak, un lopin de terre en face de l'hygiène mobile tout près du lac municipal et la grande concession du quartier Elig-Belibi, derrière Prestige hôtel. Lors de l'audience d'hier, Mme Obouh Fegue confie que ses frères et sœurs vivant en France étaient présents au conseil de famille du 2 octobre 2001 duquel est issue une procuration lui permettant d'agir au nom de sa famille.

D'une part, ses frères et sœurs Michel Mboa Mekongo et Honorine Mboa Edziguie révèlent qu'à cette date, ils étaient en France où ils vivent depuis plusieurs décennies. Pour rebondir, Mme Obouh Fegue réplique en déclarant qu'elle les avait joints au téléphone et qu'ils avaient donné leur accord. Ce que ceux-ci nient, relevant quelques incongruités : "le tribunal a été saisi de cette affaire le 26 septembre 2001 bien avant la tenue du conseil de famille dont elle parle. Or, en droit local, le conseil de famille est déterminant pour la saisine du tribunal. Avec quoi a-t-elle saisi le tribunal ? " S'est demandé Michel Mboa Mekongo pour qui "il y a quelque chose de faux dans cette affaire". Cette audience qui a mis en scène la présidente du tribunal et les différentes parties, s'est déroulée à l'insu des avocats en grève depuis le début de la semaine. La prochaine audience est prévue le 17 septembre 2009, pour débats et plaidoiries.

Justin Blaise Akono

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