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Sam, Mar

Société
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Lundi, 30 novembre 2009 brigade de Santchou. La population a envahi les lieux.
Couché sur la véranda de la brigade territoriale de gendarmerie de Santchou, hier matin à 7h30, le jeune homme, 30 ans environ, gémit. Il utilise le reste de ses forces pour se voiler le visage. Pendant au moins une heure, il a la face contre le sol. De temps à autre, il la relève pour voir ce qu’il traîne au sol. Son pied droit est presque coupé. Une balle l’a transpercé un peu au-dessus de la cheville. A côté, un gendarme, fusil au point, veille. Au cours de leur épopée nocturne, ses amis ont tenté de fuir avec lui derrière une moto, avant d’être découragés par les coups de feu. A l’intérieur, un autre individu, que les gendarmes ont soustrait du regard des foules descendues nombreuses, ne cesse de clamer son innocence : « Ils m’ont pris en course, je ne savais pas où ils allaient vraiment », ne cesse-t-il de répéter,  entre autres propos plus ou moins cohérents. Ils ont eu plus de chance que l’un des leurs, couché sur le goudron depuis 2h du matin. Abattu par les gendarmes.
Selon des informations concordantes, cinq autres, dont un blessé, continuent de courir, après la chasse à l’homme organisée par les gendarmes de la brigade de Santchou, tard dans la nuit. Des coups de feu nourris ont été entendus vers 2h du matin. Selon un gendarme, les présumés bandits sur lesquels deux armes ont été trouvées, et qui opéraient sur quatre motos chinoises, ont voulu forcer le barrage installé pour les accueillir. Le premier aurait non seulement esquivé la herse placée sur la route, mais a demandé aux six autres de foncer. Celui qui est en cellule réussira d’ailleurs à traverser et ne sera rattrapé qu’au poste de péage, 5km environ plus loin, malgré la balle reçue. Les autres, soupçonnés d’être armés, courent toujours. Toute la journée, les gendarmes, armes au poing et assis à deux derrière des motos réquisitionnées sillonnaient les ruelles du coin.
Les suspects se sont rendus à Uti, une importante structure de négoce de café et de cacao, dans le village Fombap, à 4km de Santchou, où ils ont séquestré le directeur. Ils auraient en vain demandé à voir le comptable, détenteur, selon leurs informations, des fonds recherchés. C’est un gardien dissimulé à l’étage qui a donné l’alerte aux forces de l’ordre. Le samedi d’avant, ils avaient braqué le même directeur, un expatrié nouvellement arrivé, pour prendre l’argent destiné à la paie des employés programmée pour lundi. En partant, ils avaient promis de revenir.

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