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12
Mar, Déc

Société

cadres de l’administrations et autres potentiels victimes de la corruption.« Volonté politique, pouvoir judiciaire, corruption » ; « l’économie de la corruption et la corruption de l’économie » ; « les effets de la grande corruption en micro et macro économie » ; « médias et corruption » ; tels sont les thèmes abordés par les animateurs du séminaire organisé mardi à l’hôtel Sawa, par Garga Haman Adji, le promoteur de l’organisation non gouvernementale « Bonne conscience », dont l’objectif est « l’éradication de la corruption par l’assainissement des mœurs publiques et privées, individuelles ou collectives ».

Pour bien mener sa première sortie pédagogique de l’année, Garga Haman Adji, s’est entouré d’acteurs issus de diverses composantes socio professionnelles qui se sont respectivement penchés sur les thèmes suscités. A l’instar de Me Alice Kom, avocat au barreau du Cameroun ; le professeur Marie Thérèse Um, doyenne de la faculté des sciences économiques et de gestion appliquée de l’université de Douala ; Sanda Oumarou, économiste et ancien ministre ; Suzanne Kalla Lobé, journaliste.

Pour situer le sujet, ils ont chacun défini la corruption, comprise au final comme étant « tout acte contraire aux bonnes mœurs juridiques, sociales, économiques et politiques ». Ou encore, « tout ce qui est contraire aux lois dans un pays de droit ».

Responsabilités individuelles

Le fléau, objet de dénonciations multiples, émane selon Alice Kom, de la volonté des gouvernements dans leur quête d’infiltration de tous les pouvoirs. L’avocate rappelle pourtant qu’il est « une infraction pénale ». Ses ravages, poursuit-elle, « font perdre au Cameroun 400 milliards de francs Cfa par an ». L’impact de la corruption en entreprise, est alors énorme, quoi que, de prime à bord, « elle peut se solder par des résultats socialement positifs », comme l’indique Marie Thérèse Um. La doyenne de la Fac Sega de l’université de Douala, précise cependant que ces résultats positifs restent éphémères avec comme autre corollaire, la mort de l’entreprise. Dans la même optique, Sanda Oumarou penche sur les conséquences graves sur tout investissement qui en est atteinte. Y compris l’investissement dans les médias, qui constituent comme l’indique Suzanne Kala Lobé, « un pouvoir que certains acteurs veulent utiliser pour atteindre leurs objectifs, et usent de certains moyens pour se faire ».

Des interventions à tout le moins pointilleuses, qui n’ont pas laissé insensible les participants, parmi lesquels, une grande majorité d’étudiants, quelques fonctionnaires et responsables d’entreprises. Le tout sous l’œil attentif d’une observatrice qui  représentait personnellement  l’ambassadrice des Etats-Unis au Cameroun.

D’après Garga Haman Adji, par ailleurs ancien ministre de la Fonction publique, « cette occasion d’échange doit sensibiliser et conscientiser chacun de nous, puisqu’il s’agit d’un débat des responsabilités individuelles axées sur le contrat légal ».

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