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Sam, Aoû

Société

Bien souvent, l’ignorance et le goût du lucre des victimes favorisent la ruse des arnaqueurs.

Les pratiques des cybercriminels sont récurrentes. Elles se manifestent dans l’escroquerie et l’abus de confiance sur les réseaux, le « hacking » encore appelé intrusion, la piraterie et la fraude sur les cartes de crédit. On peut dire qu’il ne se passe pas un jour sans qu’un citoyen ne se fasse arnaquer. Les raisons ? Le phénomène bénéficie de l’ignorance et, parfois, des prédispositions aux gains faciles tant de la victime que de l’arnaqueur.

L’un des stratagèmes le plus utilisé est celui-ci : plusieurs personnes reçoivent simultanément des messages téléphoniques. Ceux-ci annoncent qu’elles sont les heureux bénéficiaires d?un gain (crédits de communication, billets d’avion pour voyage à l’étranger, argent…). Invitée à remplir certaines formalités pour pouvoir rentrer en possession du gain, la victime ne constate l’imposture que lorsqu’elle aura fait l’important transfert de crédit que lui a demandé l’arnaquer. D’autres méthodes sont utilisées. Le plus souvent la victime ne se rend compte de la duperie que très tard.

Certaines réalités font prospérer le phénomène. Il y a d’abord l’ignorance. Comment comprendre qu’on puisse bénéficier d’un gain, alors que l’on n’a pris part à aucun concours ? Et pourtant, on se laisse aller, on se laisse griser par la proposition d’un inconnu au bout du fil. En plus, ce dernier vous demande de contribuer vous-même à votre spoliation. Il y a ensuite l’avidité. Comme ce haut fonctionnaire qui ambitionne une nomination à un poste plus élevé.

L’arnaqueur, au bout du fil, lui annonce que « son dossier est en bonne voie ».
Mais, il faut fournir « un effort » pour rendre effective sa nomination. Et c’est généralement l’offre d’un pot-de-vin. Plus grave encore, l’on a vu, ces derniers temps, les cartes de crédit des clients des banques être débitées, le plus souvent, par des « hackeurs » situés hors du Cameroun. Ce qui a semé grincements de dents, désagréments et misère dans les familles. Il faut également relever que les individus ne sont pas les seuls visés.

Les arnaqueurs s’attaquent même aux institutions. On parle alors de la piraterie, principalement. Dans ce cas, l’on a vécu le cas de piraterie du site officiel de la Primature, des partis politiques, des administrations telles les douanes, des institutions universitaires et des banques. Et, à chaque fois, les désastres ont été importants, provoquant d’immenses pertes financières ainsi que d’importantes fuites d’informations.

© Cameroon Tribune : Aimé-Francis AMOUGOU

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