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Dim, Avr

Société

Le moins que l’on puisse dire est que le ver est dans le fruit à l’ecole nationale d’administration et de magistrature (enam). Les résultats de l’enquête relative aux cas d’exclusion de cinq tricheurs de cette grande école rendus publics par votre journal lundi dernier fait des vagues. outre la tenue du conseil de discipline du 21 juillet dernier au cours duquel les exclusions des fraudeurs de la session d’examen de passage en deuxième année ont été prononcées, la série noire s’étend dorénavant au personnel administratif.

«Ayant constaté depuis quelques temps qu’il y avait du flou dans le déroulement des examens engageant la section discipline, l’administration de l’Enam a décidé de mettre discrètement sur pied un système de surveillance des surveillants, qui a bien fonctionné. C’est à l’issue des résultats enregistrés que nous avons pu nous rendre compte que nos soupçons étaient fondés», rapporte une source à l’enam, proche de l’administration.

a l’entame des différents examens, poursuit notre source, «les élèves avaient pris pour habitude de bien «arranger» la salle avant de composer. C’est-à-dire de faire une quête dans la classe. Le fruit de cette quête était destiné aux surveillants qui, en retour, les laissaient tricher. Sauf que cette fois-ci, les choses se sont passées autrement. Certains de nos collaborateurs ont été pris la main dans le sac», confie notre interlocuteur.

D’après un autre responsable de cette école, la corruption a pris des proportions préoccupantes à l’enam. La preuve, les corps du délit saisis auprès des tricheurs par l’équipe de surveillants mis sur pied par le directeur des Affaires académiques ont été volés et rendus aux mis en cause, moyennant une certaine somme d’argent.

Le but étant de brouiller les pistes dans la procédure d’exclusion entamée par le conseil de discipline. Depuis le déclenchement de ce scandale, des réunions de crise se multiplient et les premières têtes commencent à tomber. Notamment au sein du service de la discipline, où trois personnes viennent d’écoper de sanctions diverses.

Il s’agit de Joseph mbarga Ndengue, relevé de ses fonctions de chef de bureau de la discipline, remplacé par Janvier Doumè. alphone mounok Toutou, membre du bureau de la discipline et responsable des activités associatives, ne fait plus également partie des effectifs du personnel de l’enam.

L’employé de bureau maximilien Ngono a été reversé à la sécurité. Il leur est reproché des faits de corruption. Ils sont également accusés de favoriser la tricherie dans cette école de souveraineté qui forme de hauts cadres de l’administration. Par ailleurs, ils sont réprimandés pour falsification des registres d’appel à l’effet de maintenir les heures d’absence de leurs «clients» à moins de six heures. Ceci, afin de leur éviter le passage devant le conseil de discipline pour absentéisme.

Menaces de mort

Les exclusions des élèves abas mohamadou ousmanou de la section «administration parlementaire» et ses camarades Dahiyé abdoul Karim, Veyet Ramond Fondzenyuy, d’origine camerounaise, du Centrafricain Tekeli Zaket Paul emery et Dahiyé abdoul Karim de nationalité tchadienne, prononcées par le conseil de discipline du 21 juillet dernier pour tricherie, sont porteuses de conséquences pour mamadji Beye Nako, déléguée de classe de la section «Impôts» dans cette école.

L’étudiante de nationalité tchadienne subit, depuis les premiers épisodes de ce feuilleton, des menaces de mort de la part de certains camarades exclus. «Elle nous a fait part des menaces qu’elle reçoit par messages téléphoniques depuis le jour où ses camarades impliqués dans la tricherie ont été expulsés des salles d’examen. Parmi celles-ci, des menaces de mort.

Pour cela, elle a été convoquée devant le conseil pour mieux éclairer l’administration sur cette situation préoccupante», indique une source, avant d’ajouter : «La communauté tchadienne de cette institution lui en veut aussi gravement. Elle lui reproche d’avoir vendu la mèche dans le but de livrer son compatriote. Pourtant, il n’en est rien».

Aux dernières nouvelles, l’élève menacée de mort serait introuvable et injoignable.

© Mutations : Eddy Armand Matchouako

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