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Mar, Fév

Politique
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C’était hier au cours de l’opération de contrôle lancée à Yaoundé par le ministre Anong Adibimé.

L’opération de contrôle de l’utilisation des véhicules administratifs a effectivement démarré hier mardi.  Dès 7h30, le ministre des Domaines et des Affaires foncières, Pascal Anong Adibimé,  était au quartier Olézoa, accompagné d’une équipe mixte composée de ses collaborateurs, des agents des ministères des Finances et des Transports, et des forces du maintien de l’ordre. Tous les automobilistes  en règle après contrôle, continuaient leur chemin tandis que ceux qui ne présentaient pas une ou toutes les pièces exigées remettaient les clés du véhicule qui était immédiatement conduit au garage administratif et les personnes à bord empruntaient un taxi.
 Des magistrats,  des secrétaires généraux, des directeurs et d’autres cadres de l’administration centrale se sont soumis au contrôle. Certains ont essayé d’opposer une résistance. Brandissant plutôt leur carte professionnelle que les pièces du véhicule, ils déclaraient : « Je suis magistrat, il est hors de question qu’on me verbalise », ou encore : « Je ne peux pas descendre de cette voiture. Si vous voulez, vous la remorquez, moi avec ». Ces utilisateurs ont alors multiplié des astuces pour empêcher que les chauffeurs du garage administratif, affectés pour la cause, conduisent le véhicule en fourrière. Ils ont emporté les clés, quand ils n’activaient pas simplement les codes de verrouillage.
Dans le lot de plus de 40 voitures mises en fourrière hier à l’issue du lancement de l’opération, il y a eu des véhicules non immatriculés CA. Le cas le plus marquant a été celui d’une voiture de marque Nissan, avec immatriculation temporaire (IT 12529). Apparemment surpris par le contrôle, le conducteur du véhicule, qui n’était que le frère du légitime utilisateur, a reconnu que le projet pour lequel la voiture avait été acquise est arrivé à son terme. Ce que va  d’ailleurs certifié l’autorisation de circuler retrouvé dans le dossier du véhicule. Cette autorisation a expiré en septembre 2007. Une  situation déplorée par Michael Mbong, directeur du patrimoine de l’Etat, qui a rappelé que les véhicules à immatriculations temporaires sont affectés au parc automobile de l’Etat dès la fin de la mission pour laquelle ils ont été achetés. « Il n’y a pas que les IT dans cette situation, même les véhicules immatriculés  CE ou portant d’autres immatriculations le sont. C’est ce que nous appelons « véhicules banalisé ». Nous ne nous attardons pas encore sur ces cas là. Pour le moment ce sont plus les CA », indique Mme Kamdem, de l’équipe de contrôle.

Adrienne Engono

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