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12
Mar, Déc

Politique

Ces dérives auraient cours au sein de l’intendance du palais de l’Unité à Etoudi. Les auteurs de ces crimes semblent avoir été identifiés.

De source proche du palais de l’Unité à Etoudi, jamais sous le Renouveau, on n’aurait connu une telle débauche financière actuelle à l’Intendance du Palais présidentiel des résidences et pavillons présidentiels. Dans ce secteur stratégique et névralgique de la Présidence de la République, des exhalaisons putrides de  détournements et d’enrichissement sans cause ont tôt fait de quitter ces lieux somptuaires et enviés de l’extérieur, pour se répandre dans des appartements privés du chef de l’Etat, saisi par note confidentielle de cet état de choses, jusque dans les demeures, où des cancans assurés, vont bon train. 

A la quasi unanimité, l’on s’accorde à suggérer une descente sur le terrain des institutions chargées de la lutte contre la corruption et autres détournements  dont les indices semblent crever les yeux dans cet univers qui siérait bien à Crésus en personne, et à qui Christophe Foé Ndi, le maitre des céans, a brulé la politesse en se donnant le beau rôle. Si l’on se réfère à certaines indiscrétions, l’Intendant principal du palais de l’Unité, des résidences et des pavillons présidentiels aurait décidé de tirer son épingle du jeu à la faveur de la réorganisation de la Présidence de la République intervenue le 9 décembre 2011. 

Et si l’on risque un oeil sur cette note confidentielle portée « à la haute attention du Président de la République » sous la plume d’un corbeau, et qui a pour objet : « détournements et enrichissement illicite à l’Intendance du palis de l’Unité, des résidences et pavillons présidentiels », on apprend que l’Intendant principal s’illustre comme étant l’un des plus gros employeurs de l’Etat, recrutant du personnel à tour de bras, dans tous les services et principalement au garage et à la maintenance. 

A dessein, assure la correspondance, pour grossir la masse salariale et justifier des dépenses qui n’en ont jamais été. Résultat immédiat de cette technique de gauchissement, la caisse de l’Intendance du palais de l’Unité, des résidences et pavillons présidentiels s’est retrouvée soulagée de ses provisions lorsqu’il avait fallu désintéresser les ouvriers rétribués à la tâche. Lorsque l’on remonte le temps, la Première dame Chantal Biya se serait personnellement impliquée dans le traitement salarial de ces infortunés sur le dos desquels leur chef a décidé de grappiller quelques sous qui vont grossir sa cagnotte personnelle déjà,  semble-t-il, bien fournie. 

A la faveur de cette curieuse gymnastique qui obère dangereusement les caisses de l’Intendance du palais de l’Unité, la Première dame aurait vertement tancé l’Intendant principal sur son comportement peu responsable. De fait, l’élève imitant le maitre, cette attitude aurait déteint sur des collaborateurs de Christophe Foé Ndi dont l’obséquiosité vis-à-vis de lui serait des plus infaillibles. En dépit de leur appartenance à diverses catégories de la Fonction publique, ils seraient identifiables grâce à leur train de vie modifié et complété par la brutale et soudaine opulence qu’ils afficheraient avec ostentation, à l’image de leur mentor. 

La curiosité est plus effarante quand il est établi qu’un fonctionnaire de catégorie D, proche collaborateur de l’Intendant principal a pu se construire deux résidences de haut standing à Yaoundé et dans son village. Beaucoup plus cocasse serait la situation du chauffeur de Christophe Foé Ndi, par ailleurs son frère cadet, qui vient de s’offrir une riche maison de plaisance qu’aucun haut cadre de la Fonction publique ne pourrait honnêtement s’offrir, même en vingt années de bons et loyaux services pour la Nation. 

Les mécaniciens ne sont pas en reste qui sèment à tout vent des luxueuses résidences toutes les fois que leurs activités interlopes à l’Intendance du palais de l’Unité à Etoudi leur octroient l’occasion. Pour faire plus complet, le décor de ces luxueuses habitations est tarabiscoté par d’aussi luxueuses cylindrées qui carburent pour l’essentiel au super ou au gasoil du palais d’Etoudi. 

Ces hommes que l’Intendance, contre son gré, a considérablement enrichis, semblent avoir préparé la période qui pourrait succéder à celle des vaches grasses en cours. Ainsi, des taxis et des établissements commerciaux leur appartenant, foisonneraient. Devancier de tous ces nouveaux riches, Christophe Foé Ndi dont la résidence du côté d’Ahala, à la périphérie du siège des institutions républicaines, véritable appendice du Taj Mahal, est semblable à une forteresse, possède entre autres biens immobiliers coûteux, un établissement scolaire sélect du côté de Minkan au sud de Yaoundé. 

 

Le somptueux groupe scolaire qui a affecté près d’une demi-douzaine de cars Toyota Hiace au transport d’enfants et de personnel, ferait assurément de la concurrence déloyale à l’école « Les Coccinelles » du palais de l’Unité à Etoudi, employeur de son promoteur et dont il a confié la responsabilité à son épouse. Ce tableau qu’affiche la comparaison entre les deux établissements s’entendrait jusqu’aux fonctions et prérogatives des responsables de la Présidence de la République. Mis à la diète financière à l’issue de la récente réorganisation de la Présidence de la République, Christophe Foé Ndi a été dessaisi de la plus grosse caisse pourvoyeuse de fonds de l’Intendance. 

Actuellement mise sous le contrôle strict de la Direction du Cabinet civil, deuxième plus grande instance du palais de l’Unité après le Secrétariat général de la Présidence de la République, Christophe Foé Ndi qui répugne à faire contre mauvaise fortune bon coeur, aurait entrepris en sous marin d’initier une campagne de diabolisation de son tutélaire en la personne du ministre Directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou. Mais les « ennuis » de Christophe Foé Ndi ne datent pas aujourd’hui. 

Jean-Baptiste Béléoken alors Directeur du Cabinet civil de la Présidence de la République aurait compromis les entreprises obscures du désormais  sempiternel Intendant principal du palais de l’Unité, des résidences et des pavillons présidentiels, en stoppant net la saignée financière du service de cet service chargé de l’administration et du ravitaillement de la plus haute institution du pays.

© Le Courrier : Antoine Dimitri Goulongo

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