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Mar, Mai

Politique
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Décès du Sgpr, Laurent Marie Esso, ou du président de la République. Des annonces sans fondements gagnent très souvent du terrain. Cela avec le silence du gouvernement et ses réactions tardives.La dernière date d’hier : celle d’une probable rencontre entre Paul Biya et John Fru Ndi ce jour, à Bamenda.  Elle s’inscrit dans une longue suite de rumeurs ayant plus ou moins secoué la république. La plus récente étant la folle rumeur faisant état du décès de Laurent Marie Esso, ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la république s’est répandu il y a quelque temps comme une traînée de poussière à travers le Cameroun. D’aucuns ont prétendus connaître les circonstances du décès d’autres n’en savaient pas davantage. Mais chacun n’arrêtait pas selon ses informateurs à répandre la mauvaise rumeur.  En 2004, une triste nouvelle avait également secoué le sérail. Elle  faisait état du décès présumé du chef e l’Etat survenu en Europe. Pendant quelques plus de 24 heures, les populations camerounais au pays et ceux de la diaspora avaient multiplié des conversations téléphoniques au sujet de président Paul Biya. La nouvelle était prise au sérieux dans les allées du pouvoir et au sein des populations apeurées voire affolées. D’aucuns n’ont pas hésité à regagner leur village alors que d’autres envisageaient de sortir du pays. Le quotidien gouvernemental avait titré sur cette rumeur : « Le week-end le plus fou ».

D’autres nouvelles, très souvent tristes et non fondées, ont généralement gagné du terrain au Cameroun. Pour les deux précédentes, elles ont un dénominateur commun.  Pendant plus de 24heures, tous laissent enfler une folle rumeur au sein de l’opinion. Elle va au-delà des grandes villes et gagne aussi l’arrière-pays. Le gouvernement ne répond pas à la rue, ont rétorqué certains apparatchiks. D’autres pensent qu’il est opportun pour le gouvernement de mettre un  terme à une rumeur qui n’arrêtent pas gagner du  terrain.

Pour le cas Laurent Marie Esso, d’aucuns ont trouvé « insolite » la sortie de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui au plus fort de cette rumeur a cru bon de dire sa part de vérité aux Camerounais. Il a certainement plusieurs cordes à son arc, mais il est davantage présenté comme un promoteur de médias : presse écrite, radio et télévision au sein du groupe l’Anecdote. C’est dire que le ministre de la Communication ou d’autres personnalités habilités à parler au nom du gouvernement n’ont pas à cette occasion clarifier les choses. Ce d’autan plus que beaucoup au sein du sérail, soutiennent des sources exclusives se laissent aussi emporter à tort ou à raison par les mêmes rumeurs. Cela sans égards pour le rang social du concerné et sans regard non plus pour les gouvernés qui ont le droit de savoir comment travaillent et se portent leurs dirigeants. Jean-Pierre Amougou Belinga que la rumeur jusque-là liait d’amitié à Laurent Marie Esso Ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République, n’en pouvait plus après plus jours de folle rumeur à travers le pays. Son point de presse avait pour objectif de préciser aux hommes des médias que  le ministre d’Etat secrétaire général de la République n’est pas mort.

Au cours de ce démenti, il  n’a pas manqué de préciser : « Je ne suis ni un porte parole du gouvernement, ni celui de la famille ». Mais en tant que communicateur et proche de Laurent Esso, j’ai voulu lever cette équivoque. Il s’agit d’une manière de fragiliser le président de la République. Le ministre d’Etat va rejoindre le pays dans les prochains jours en bonne santé. Je l’ai contacté. Son téléphone est sur Rowming ». Selon ce  Pdg du groupe l’Anecdote il ne s’agit pas d’une simple manipulation, mais, d’une affaire grave. C’est un coup bien monté. Il est en Europe et l’Europe n’a pas de frontière »

Quant à la rumeur faisant état du décès de Paul Biya, d’aucuns ont regretté le communiqué le démenti tardif de la présidence de la république. « Il apparaît évident que certains facteurs déterminants ont favorisé la prolifération de cette information à travers l’opinion publique nationale » avait commenté Mutations. Ce journal avait en expliqué que  « Le premier d’entre eux est sans nul doute l’âge du chef de l’Etat. À 71 ans révolus, il est clair que les spéculations vont bon train sur sa capacité physique à tenir les rênes du pays après 22 ans passés au pouvoir. (...) Et l’opacité totale qui règne autour de ses nombreux séjours privés à l’étranger, et notamment en Suisse, peut laisser libre cours à toutes sortes de conjectures pas toujours heureuses. »

A l’évidence plusieurs questions liées aux fonctions et à l’origine de la rumeur sont abordées par La Nouvelle Expression qui se propose de suivre les trajectoires des cas de rumeurs au Cameroun.

© La Nouvelle Expression : François Xavier Eya

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