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Politique
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Les services de renseignement, quel que soit le pays, constituent une des structures clé dans le landernau des instances à qui ricochent la surveillance du territoire et la sûreté de l'Etat, tout prendre. L'on peut citer entre autres, la Cia aux Etats-Unis d'Amérique, le kGB en Russie (ex-Urss4, le Mossad en Israël, le Moukabera en Egypte et la Dgre (ExDirdoc, exCener) au Cameroun...

Il faut dire que dans la quête des Compétences humaines, mieux des hommes irréprochables, probes et compétents devant assumer des hautes fonctions dans l'appareil gouvernemental, les services de renseignement s'y engagent. Sous nos latitudes, l'on apprend que tout «ministrable» faisait l'objet d'une enquête de moralité. Laquelle s'arc-boutait sur une combinaison des études et autres analyses faites par ces services auprès de hautes autorités de l'Etat.

Mais, à la lumière des arrestations intervenues dans le cadre de l'«Opération Epervier» pour les détournements des deniers publics, la crédibilité des services nationaux de renseignement, serait sujette à caution. En effet, un examen attentif sur le fonctionnement de nos agents de renseignement ne pourrait laisser tout esprit lucide insensible. Le temps passant, ils rasent les murs de nos administrations et autres bureaux des responsables. On les rencontre à tout bout de champs. Ils écument la république à la recherche de la pitance. Ils ne sont pas discrets outre mesure. Pour une seule cible pleine aux as, ils sont généralement légion. Ils racontent sur tous les toits qu'ils ne travaillent pas pour le compte du Roi de Prusse. Les ministrables et autres membres du gouvernement sont les proies faciles. Contre arguments sonnants et trébuchants, ils travestissent les rapports tout en leur promettant un avenir de cocagne dans l'appareil gouvernemental. Certaines personnalités ayant versé ces sommes sans résultats, engluées dans la honte, restent de marbre et se plaignent en petits comités. Avec le remaniement ministériel qui se profile l'horizon, c'est leur période de vache grasse.

Ces «proies» manifesteraient leur mécontentement sous cape. Ministrables et autres membres du gouvernement condamneraient, avec la dernière énergie, ces dérives. Il faut également dire que, chacune des structure à son procédé. Procédé qui, n'ayons pas peur de le dire, ressemble à s'y méprendre à de l'arnaque. Sous la menace d'éventuelle interpellation, avec à la clé, les fausses notes de renseignement, le présumé mis en cause, s'en tire dans la majeure partie des cas, après avoir «bien parlé» c'est-à-dire «graisser la patte... » à ces investigateurs du dimanche. Dans le Cas contraire, ils vous savonnent la planche. Le reste est connu. Qui plus est, pour peu que le patronyme d'une tierce personne soit -cité ou présumé pour une haute fonction, les agents des services de renseignement se ruent sur la a proie». Spoliation, marchandage, «miroitage» des monts et des merveilles et demandes pressantes de gratification à l'effet de bien diligenter le dossier «présumé», sont au menu. Et voilà le très «ambitieux» dans les serres des voraces.

PAUL BIYA

Toujours à mettre à l'actif des agents des services de renseignement, leur propension inexorable pour le matérialisme. Celle-ci se manifeste par l'achat des véhicules rutilants et luxueux. Une vie de luxe et de luxure. Il suffit d'arpenter les rues de la «ville aux sept collines» pour se rendre à l'évidence de l'ampleur de cette extravagance pis, cette mégalomanie. Autant le dire, l'arnaque, l'escroquerie, le chantage le marchandage, tutti quanti, sont devenus la tasse de thé des agents des services de renseignement. Malgré les efforts titanesques du Directeur général de la recherche extérieur le Commissaire Divisionnaire M. Eko Eko Emile, les choses bougent sous l'angle de la timidité. Il y'a cependant tout lieu de garder espoir car, ne dit-on pas que «l'effort ne conduit au succès que s'il est persévérant».

Allant dans le même sens; l'on est parfois tenté de dire, pince-sans-rire que les traqueurs des gestionnaires véreux seraient des hommes sans foi ni loi. La cupidité pis, la mafia aurait gagné nos services de renseignements. Chacun, à son niveau, voulant absolument faire fortune, rouler carrosse et mener grand train. Sacrifiant de facto l'intérêt supérieur du peuple et de la nation à l'autel des pulsions égocentriques et nombrilistes. Si Aujourd'hui; Paul Biya -à raison- est engagé dans la campagne d'assainissement des mœurs, peut-on encore accorder du crédit à n'os services de renseignement englués dans plusieurs travers? L'on peut dire, sans risque de se tromper que ceux-ci roulent pour leur ventre et non le contraire. Sin embargo et fort heureusement, la presse (écrite) à capitaux privé du Cameroun aura quotidiennement aidé le Président de la République en dénonçant les dérives managériales de certains prévaricateurs même s'il est de notoriété que «les grandes oreilles» devrait verser beaucoup plus dans le renseignement extérieur. Et pas moins;

© Alemao Anong : Le Soir

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