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Mar, Fév

Politique
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Les députés et les conseillers municipaux élus à l’issu du double scrutin du 27 juillet 2007, auront épuisé leur mandat le 22 juillet prochain. Date à laquelle les électeurs camerounais devaient repartir aux urnes pour renouveler le mandat de leurs élus. Selon l’article 67 de la loi fixant les conditions d’élection des députés à l’Assemblée nationale, «les électeurs sont convoqués par décret du président de la République. L’intervalle entre la publication dudit décret et la date fixée pour le scrutin est de quatre vingt dix (90) jours au moins». Au vu de cette loi, Paul Biya doit convoquer le corps électoral autour du 24 avril 2012. Dans deux mois.

Problèmes

Conformément à la réglementation en vigueur, les inscriptions sur les listes électorales commencent le 1er janvier et se terminent le 31 décembre. Une opération qui était en cours depuis le début de l’année, mais qui a été interrompue après que le conseil électoral de Elections Cameroon (Elecam) l’organe chargé de conduire les opérations électorales au Cameroun ait décidé, après un conseil extraordinaire le 7 février dernier à Yaoundé, de procéder à la refonte des listes électorales. Sur instruction du chef de l’Etat, Paul Biya. Le président du conseil électoral de Elecam, Samuel Fonkam Azu’u, annonçait alors sans délais le lancement des opérations de refonte. On s’achemine vers fin février. Le temps presse.

Rien ne commence.

Selon des informations de sources bien introduites, «les fonds nécessaires pour la refonte sont encore attendus. Dans les meilleurs des cas, c’est à partir de mars que cette opération peut commencer». Autre obstacle, le 16 janvier 2012, Samuel Fonkam Azu’u expliquait déjà au quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune pourquoi la refonte ne peut avoir lieu avant les élections (de juillet), faute de temps : «Si on avait un peu plus de temps, on pouvait procéder à la refondation des listes électorales. C’est une opération délicate. Le chef de l’Etat convoque le corps électoral 90 jours avant le scrutin. Nous sommes au mois de janvier et l’élection a probablement lieu en juillet. Matériellement, ce n’est pas possible».Déjà le 19 octobre 2011, l’ambassadeur des Etats-Unis à Yaoundé, Robert P. Jackson, conseillait que «le fichier électoral doit être soigneusement nettoyé pour supprimer les noms des personnes décédées et les doublons, et les listes doivent être publiées sur Internet pour permettre à tout le monde de les consulter afin de faire corriger les erreurs».

Révélation

Hier, au sortir de la rencontre qu’il a eue avec Fonkam Azu’u dans le cadre d’une série de consultations avec les formations politiques, Victorin Hameni Bieleu, président national de l’Union des forces démocratiques du Cameroun (Ufdc) a révélé à la presse que le président du conseil électoral de Elecam a donné jusqu’à trois mois pour le début des opérations de refonte des listes électorales. On est donc rendu là en juin. A un mois de la date prévue pour le double scrutin. Entre temps, l’opposition, reste arc-boutée sur ses préalables avant tout scrutin, notamment l’informatisation du fichier électoral, la composition des commissions mixtes qui intègre les représentants de tous les acteurs politiques avec les frais de fonctionnement équitablement répartis à tous les représentants, l’utilisation de la biométrie, la distribution des cartes électorales immédiatement après l’inscription… Des exigences qui, déjà en temps normal donnent des crampes d’estomac aux autorités de Yaoundé.

Un autre aspect, et non des moindres, c’est le renouvellement des organes de base dans le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) au pouvoir suivi des primaires que ce parti et la principale formation de l’opposition, le Social democratic front (Sdf) de Ni John Fru Ndi, organisent traditionnellement pour choisir leurs candidats à ces consultations électorales. C’est encore l’attentisme et l’expectative chez tous. Alors que l’échéance approche à pas de géant.

L’article 2 (3) de la loi fixant les conditions d’élections des conseillers municipaux donne une ouverture: «les conseils municipaux sont renouvelés intégralement tous les cinq(5) ans, à la même date pour tout l’ensemble du territoire national. Toutefois, en cas de nécessité, le président de la République peut, par décret, proroger ou abroger le mandat des conseillers pour une durée n’excédant pas dix huit (18) mois, après consultation du gouvernement et du bureau du Sénat». Cela est déjà arrivé au Cameroun.

La nouvelle expression

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Participant à cette conversation

  • nana

    J'ai moi aussi acheter ce livre certains passages sont difficiles à lire tellement son recit vous bouleverse. Je lui souhaite vraiment de tout mon coeur qu'elle finisse par etre heureuse et fonder un jour sa propre famille. Quel dommage que la peine de mort est aboli car c'eest tout ce que merite les okparas. Je te souhaite bon courage Tina

    0 J'aime Raccouci URL:
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