Sidebar

24
Sam, Aoû

Politique
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times

Les forces de sécurité sont déployées en masse dans l'Extrême-Nord tandis que l'enquête se poursui

Quatre jours après le rapt de deux prêtres italiens et une religieuse canadienne dans la localité de Tchéré à l'Extrême-Nord, les forces de sécurité camerounaises poursuivent les recherches en vue de mettre la main sur les ravisseurs. «Nous ratissons sur un rayon de 60 kilomètres au plus et nous avons espoir de retrouver les otages sains et saufs», a indiqué avant-hier matin, un responsable militaire camerounais contacté à Maroua. 

La même source a également ajouté que le rapt de la sœur Gilberte Bissiére, des pères Antonio Giovani Allen et Paolo Giovani Marta n'a toujours pas été revendiqué. Mais les forces camerounaises privilégient la piste locale. Et pour cause, «quelques instants seulement après le kidnapping, nous avons fait décoller un hélicoptère qui a volé pendant deux heures sans repérer un mouvement humain au sol en direction de la frontière nigériane», explique un officier en service au Bataillon d'intervention rapide (Bir). 

Dès le 5 avril, soit moins de 24 heures après l'enlèvement des religieux, au moins deux enquêtes ont été ouvertes. Les autorités camerounaises tiennent pour fil principal les témoignages de personnes ayant suivi la scène à Tchérê. Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs le leader du commando armé, composé de quinze hommes à peu prés,s'exprimait en français. 

Tout comme les autres assaillants dont les voix ont été entendues Les mêmes enquêteurs estiment par ailleurs que les ravisseurs n'auraient jamais emporté un véhicule immatriculé au Cameroun s’ils avaient l'intention de se rabatte vers le Nigeria, en toute discrétion. Une autre source sécuritaire ajoute qu’en réalité, «le gouvernement a tiré la leçon des enlèvements précédents. Les négociateurs qui ont travaillé à la libération du père Vandenbeusch, le curé de la paroisse de Nguetchewe, sont convaincus qu'il était détenu sur le sol camerounais, dans une maison qui a été clairement identifiée». 

Le Jour a appris que le Président Biya a formellement interdit tout contact avec la secte Boko Haram, au sujet des religieux enlevés dans la nuit du 4 au 5 avril, excluant de fait toute possibilité de payement d'une quelconque rançon. Notre source affirme que parallèlement à la battue en cours pour retrouver les otages, les forces de sécurité pourraient procéder à l'interpellation de plusieurs personnes soupçonnées de lien avec le rapt.

©Denis Nkwebo : Le Jour

Overall Rating (0)

0 out of 5 stars
  • Aucun commentaire trouvé
Ajouter un commentaire