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Mar, Jan

Politique
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La grand-messe regroupant les membres du gouvernement à l'immeuble Etoile le 29 février 2012 n'a pas fait mystère de son objet. Il s'agissait pour Philémon Yang et ses collègues du gouvernement, d'évaluer la matérialisation des Grandes réalisations dont le début imminent a été annoncé par le président de la République. A cet effet, «Enjeux et défis du secteur des infrastructures dans le Document de stratégie pour la croissance et l'emploi (Dsce)» tenait du souci de présenter la problématique des infrastructures au cœur de la stratégie de croissance. En fait, il s'agit pour Philémon Yang et l'équipe gouvernementale de réitérer le souci du gouvernement de «relever la part de l'investissement public dans les dépenses totales de l'Etat et inverser la tendance au saupoudrage dans ce domaine.»

Dans cette optique, les membres du gouvernement réunis à l'immeuble Etoile déroulent dès lors une litanie de bonnes intentions. Tripler les infrastructures énergétiques; construire 3500 kilomètres de routes bitumées et 1000 kilomètres de voies ferrées. Des ambitions parmi lesquelles le gouvernement cite le développement des transports maritimes. Un projet que le Conseil de cabinet du mois de février 2012 conditionne à la construction des ports de Kribi et Limbe ainsi qu'à la réhabilitation du port autonome de Douala.

Contrairement aux assertions de mise dans le discours gouvernemental, le conseil de cabinet reconnaît (enfin?) que le taux de chômage au Cameroun est de 75%. Un chiffre qui peut être ramené à 50%, à en croire les termes du communiqué final.

Actualité faisant, la question monétaire n'a pas échappé aux membres du gouvernement. Dans la perspective de 2020, l'équipe de Philémon Yang croit savoir que la pauvreté monétaire peut connaître une amélioration partant de ce fait de 39,9% (son estimation actuelle) à 28,7%. Une performance qui, pense l'équipe gouvernementale permettra de réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Tout comme l'amélioration de l'offre téléphonique connaît une projection de 45% du taux de couverture pour le téléphone fixe tandis que le téléphone mobile devrait atteindre une offre estimée à 65% du potentiel existant.

Financements insuffisants

Une fois n'est pas coutume, le gouvernement, à l'unisson, oppose à ce chapelet de bonnes intentions des contraintes d'ordre structurel et institutionnel. Ces contraintes qui obèrent la réalisation des projets d'infrastructures, selon les termes du ministre des travaux publics, Patrice Amba Salla. Des pesanteurs, qui, selon le communiqué final du conseil de cabinet du 29 février 2012, sont liées aux «lourdeurs des procédures de passation des marchés, l'insuffisance des financements et de planification des projets dans une perspective d'aménagement du territoire».

Aussi, les membres du gouvernement, dans le cadre de la matérialisation des Grandes réalisations, estiment la nécessité de «capitaliser les partenariats publics-privés, à travers une plus grande implication du Conseil d'appui à la réalisation des partenariats publics et privés.» Des préoccupations qui auraient décidé le premier ministre à «demander au ministre des Travaux publics, en liaison avec ses collègues du secteur des infrastructures et le ministre chargé de l'économie, d'élaborer et soumettre à ses services, la stratégie sectorielle des infrastructures, assortie du cadre des dépenses à moyen terme y relatif, avec un accent sur l'entretien et la maintenance de ces infrastructures

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