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Lun, Jui

Politique
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Les ministres nommés le 9 décembre 2011 sont désormais fixés sur le sort que le chef de l'Etat a réservé aux feuilles de route qu'il leur a prescrites le 15 décembre 2011 lors du dernier conseil des ministres. Paul Biya les a validées le 6 mars dernier. « Ces feuilles de route ont fait l'objet d'un examen concerté entre les différents départements ministériels concernés, les Services du Premier ministre et le secrétariat général de la présidence de la République. Cette démarche consensuelle a abouti à un catalogue d'activité, de programmes réalistes, adossées sur les ressources budgétaires de l'exercice en cours », précise Ferdinand Ngoh Ngoh secrétaire général de la présidence de la République dans un communiqué de presse publié dans le journal gouvernemental hier. Cette validation s'accompagne des recommandations précises qui mettent davantage la pression sur tous les chefs de départements ministériels. 

« Ce schéma permettra de procéder le moment venu, à l'évaluation semestrielle d'étape prescrite par le chef de l'Etat et d'identifier en la circonstance, les manquements, les retards éventuels et les raisons y afférentes », mentionne le document avant de préciser que « Le président de la République attend de chaque ministre, une stricte et diligente application des mesures inscrites dans sa feuille de route dont l'évaluation, à mi parcours est prévu pour le mois d'août 2012 ». A priori cette évaluation empêchera les ministres de dormir sur leurs lauriers. Dans six mois, ils devront produire les premiers résultats qui vont certainement décider de leur avenir. 

Emergence 

En fait, « conformément aux très hautes instructions présidentielles, les différents départements ministériels ont énuméré dans ces feuilles de route, les axes majeurs de l'action qu'ils entendent mener au cours de l'année 2012, pour traduire dans les faits, le programme sur la base duquel le chef de l'Etat a bénéficié du soutien de l'écrasante majorité du peuple camerounais, lors de la présidentielle du 9 octobre 2011 » fait savoir le communiqué qui situent également la logique dans laquelle ces instrument de gestion ont été institués. « Les feuilles de route ainsi validées, mettent les activités et les actions envisagées par les ministres, en prise directe avec le programme des « grandes réalisations » et constituent les jalons de la « nouvelle dynamique » qui vise à mettre le Cameroun sur les rails de l'émergence ». Mais, on ne le dira jamais assez. Les feuilles de route ne sont pas une nouveauté au Cameroun 

Les feuilles de routes du gouvernement sont revenues à la mode après le conseil ministériel du 15 décembre dernier. Mais c'est au moins la troisième fois que le gouvernement a à gérer, avec le même battage médiatique ces feuilles de routes, sensées révolutionner la gouvernance publique dans le pays. Même l'actuel Premier Ministre, à sa nomination il y a deux ans, s'était mis à la mode, communiquant massivement sur les feuilles de routes qu'il allait notifier à ses hommes. On n'en a plus jamais eu de nouvelles. Cette fois-ci la promesse de Paul Biya d'y veiller «personnellement» va-t-elle porter des fruits ? Doit-on faire abstraction à ce proverbe français : « Une hirondelle ne fait pas le printemps ».

L'ACTU

 

 

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