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Mar, Oct

Politique
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Présidentielle 2011. Kah Walla, Esther Dang et Lamartine Tchana ont déjà déclaré leur ambition de diriger le Cameroun.
A 46 ans, Kassang Edith Walla, plus connue sous le surnom de Kah Walla, qui dirige le cabinet Stratégies et qui, est également à la tête de l’association Cameroun Ô’Bosso, est la première femme à avoir annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle d’octobre 2011.
Sa déclaration a été précédée de l’annonce de sa démission du Social Democratic Front (SDF) qu’elle a intégré dès sa création. Kah Walla y incarnait la ligne dure et était opposée à une éventuelle collaboration avec le régime en place pour une participation au gouvernement. Depuis le 30 avril, le congrès extraordinaire du Cameroon  People’s Party (CPP), qui s’est tenu à cette date-là, a porté Kah Walla à la tête du parti et l’a également investie comme candidate à la prochaine élection présidentielle.
Se proclamant la voix du peuple, Kah Walla dit vouloir gouverner pour et avec les Camerounais. Son plan de campagne s’étale sur trois points. Le premier consiste à redonner le pouvoir politique au peuple, le deuxième point consiste à transformer le leadership économique du Cameroun. « Le gouvernement actuel s’est montré incapable de mener une stratégie offensive pour tirer partie de toutes ses ressources», a déploré Kah Walla. Elle compte aussi, si elle est élue, construire de nouveaux systèmes sociaux. «Il faut revoir de manière systémique nos systèmes d’éducation, de santé, de culture, de sécurité, tous les systèmes sociaux en faveur des populations », précise-t-elle dans son troisième point programme.
Kah Walla a fait ses études secondaires en Côte d’Ivoire où elle a obtenu le Bac. Elle s’inscrit ensuite à Howard University  aux Etats-Unis d’où elle ressort avec une licence en zoologie. Elle change ensuite de branche pour faire un Master in Business Administration (MBA) afin s'orienter plutôt vers l’entrepreneuriat.
Une transfuge
Esther Dang, 65 ans, est la seule candidature indépendante de la présidentielle prochaine. Militante du Rdpc de la première heure, elle démissionne du parti le 22 juin 2010. Dans une lettre adressée au président du comité central, l’ancienne directrice de la Société nationale d’investissement (Sni) dit entre autres ne pas avoir reçu la reconnaissance qu’elle attendait du Rdpc. Esther Dang évoque ses challenges à la Sni qu’elle intègre en 1990 par décret du chef de l’Etat. En effet, lors de sa prise de fonction, la Sni a un faible capital social de 7 milliards de Fcfa après 26 ans d'existence, ce qui ne représentant que 8% de ses engagements, alors que la norme internationale pour les Sociétés de capital-risque est de 40%. Lorsqu’elle quitte la fonction en septembre 2003, elle laisse un capital social de 22 milliards de Fcfa, représentant 52% des engagements et largement au-dessus de la norme internationale qui est de 40%. Belle réussite pour cette spécialiste de l'économie, de la finance, de la gestion stratégique des entreprises et  par ailleurs fondée de pouvoir principal hors classe, 12e catégorie, échelon G du secteur tertiaire II Banque.
Le 26 juin 2011, Esther Dang a organisé une conférence de presse pour présenter son programme de société aux médias et au peuple camerounais. Le programme, dont le thème général est «supprimer le préfixe "sous" du mot sous-développement », a pour but d’aboutir  à « un interdéveloppement économique et social dans des délais historiquement raisonnables ».
Nouvelle
Lamartine Tchana, 46 ans, est titulaire d’une maîtrise en zoologie obtenue en 1991 à l’Université de Yaoundé I et d’un master en biotechnologie obtenu en Belgique.   C’est la dernière femme à avoir présenté sa candidature à la présidentielle de 2011. La présidente de la Dynamique conquérante des indomptables du Cameroun  (Dclic), un parti créé le 8 mars de cette année, a fait l’annonce devant les médias vendredi 1er juillet dernier. A Yaoundé, ses affiches tapissent les murs des sites situés non loin de certains médias et en plein centre-ville. Bout de femme à l’allure plutôt dynamique, jusque-là inconnue du bataillon, Lamartine Tchana reste enthousiaste et optimiste, car la conquête du pouvoir est l’un des objectifs majeurs qu’elle s’est fixés. Pour y parvenir, dans son projet social, elle veut lutter contre les formes de violence physique et morale que subissent les femmes. Elle veut aussi bannir toute forme de discrimination entre les Camerounais pour enfin instaurer un dialogue citoyen qui fasse la promotion  des droits et libertés de tous les Camerounais
LE JOUR : Cathy Yogo
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