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Sam, Sep

Politique
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C’est ce qui ressort d’un ouvrage publié par la fondation Friedrich Ebert Stitfung et co écrit par Fabien Eboussi Boulaga et Ernest Nkolo Ayissi.C’est une œuvre de 145 pages portant sur la participation des jeunes à la politique au Cameroun qui a été présentée hier, au Djeuga Palace de Yaoundé, par Fabien Eboussi Boulaga et Ernest Nkolo Ayissi, intitulée : Les jeunes et la politique au Cameroun, quelles perceptions pour quelle participation ? Une problématique que les auteurs ont tôt fait d’élucider durant leur enquête sur le terrain. Les auteurs de l’étude, à travers les enquêtes sur le terrain, ont interrogé les jeunes sur leurs perceptions et attitudes concernant les valeurs politiques. C’est ainsi que des jeunes de la tranche d’âge de 18 à 35 ans ont donné leurs avis sur différentes questions.

En sept chapitres, des réponses accompagnées de commentaires ont été dressées. Dans le chapitre 5, portant sur les opinions des jeunes au sujet de la politique, 30,3 % des jeunes pensent que la politique est une activité réservée à quelques personnes et près de 70% estiment que la politique est incontournable dans la marche des affaires dans notre pays. Toujours dans le même ordre d’idées, les jeunes à 50,2% pensent que les pouvoirs du gouvernement et du chef de l’Etat doivent être subordonnés, liés et dépendants du législatif et du judiciaire. Pour les auteurs, la réponse de ces jeunes correspond à la réalité de la formation sociale dont ils ont l’expérience vécue. Pour ce qui est de la gestion des élections périodiques, 54,5% des jeunes pensent que seule une commission électorale indépendante (Ceni) peut garantir une élection libre, transparente et juste.

Pour le philosophe Fabien Eboussi Boulaga, ces réponses sont une invitation à chercher sous quelles conditions sociologiques, juridiques et culturelles, des élections peuvent se conduire de manière à en accepter loyalement le verdict. 38% des jeunes interprètent l’écart entre la date d’adoption d’une loi et celle de sa mise en application comme une ruse du pouvoir en place.

Considération des jeunes

30% des jeunes s’engagent à s’impliquer dans la politique s’il y a prise en considération des jeunes. 27,1% posent comme condition l’emploi des jeunes et 13,3% veulent que les jeunes soient responsabilisés. Les auteurs estiment alors, face à ces conditions posées par des jeunes, qu’il faut respecter ces derniers, les protéger des exactions, des exclusions et de l’exploitation. Pour les deux auteurs, le facteur «  jeune » est à inclure obligatoirement dans toute action de quelque envergure, comme un « segment considérable de la population ».

L’étude effectuée dans six des dix régions du pays a été réalisée dans le Centre, le Littoral, le Nord-Ouest, le Sud- Ouest, l’Est et l’Extrême-Nord sur un échantillon de 650 interrogés, âgés de 18 à 35 ans. Pour Fabien Eboussi Boulaga, l’objectif de cette étude est de « faire une analyse situationnelle des perceptions et des attitudes correspondantes des jeunes concernant la politique, leur engagement ou non engagement actuel ou potentiel. Elle vise surtout à déterminer leurs perceptions et attitudes concernant les valeurs, les institutions ainsi que leur propre implication ».

Pour le représentant résident de la fondation Friedrich Ebert, ce document constitue un matériel de réflexion pour les jeunes. Mirko Herberg explique que : « La motivation de cette étude est portée par la nécessité de donner aux jeunes un espace d’articulation et de discussion pour mieux les comprendre, afin que la politique puisse mieux prendre en compte pas seulement leurs besoins, mais également leurs idées »

© La Nouvelle Expression : Larissa Audrey MAMA

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