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Mar, Fév

Politique
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Emboitant le pas à Eric Foyet pour qui «c’est une injure à l’intelligentsia camerounaise». Et d’ajouter que «même nos cadets de deuxième année informatique à l’université, sont capables d’établir des bases de donnés, et c’est de cela qu’il s’agit». En clair, «nous pouvons très bien installer la biométrie et ne demandons qu’à être mis à l’épreuve», tranche-t-il.Face à la presse, une demi dizaine de représentants d’un collectif, a voulu ainsi tenter de convaincre l’opinion par le canal de la presse, qu’il peut faire ce que Mohaman Sani Tanimou, le directeur général des élections à Elecam, l’organe chargé de l’organisation des élections au Cameroun, demande en lieu et place d’experts français et sud-africains très recherchés en ce moment par la tutelle. Dans une déclaration commune, les informaticiens dénoncent «quelques 24 milliards qui devraient au total être dépensés pour optimiser le système électoral». Et, ajoutent-ils, «une seule certitude sur cette question du financement: le chef de l’Etat n’est pas pour le moment, favorable à, l’immixtion des ressources financières étrangères dans ce processus, probablement instruit par l’exemple ivoirien où, en apportant une contribution financière symbolique à l’organisation de la présidentielle querellée de 2010, la communauté internationale avait vite fait de prétendre qu’elle a financé tout le processus électoral ivoirien, et est donc en droit d’en dicter le résultat». Les auteurs de la déclaration sont convaincus que Paul Biya s’est inspiré du cas ivoirien et n’accepterait aucunement de retomber dans le même piège. Lui qui connaît un peu le poids de ce genre d’intrusions étrangères. Pour en avoir souffert à la nomination des premiers membres d’Elecam.

Question de la souveraineté

Du coup, Eric Tchatat et les siens peuvent s’offrir à eux une opportunité à exploiter. En réfutant les dix jours annoncés par Fonkam Azu’u, le président du Conseil électoral d’Elecam, pour établir le fichier en question, Anouyok Magloire, l’un des membres du collectif, répond : «la biométrie coûte un peu chère, et elle ne peut même pas permettre d’établir un fichier électoral en dix jours». Pour ce dernier, «nous nous sommes regroupés en synergie pour faire ce travail, et chacun d’entre nous a déjà fait ses preuves». Eux qui revendiquent le même travail déjà effectué dans diverses administrations publiques (Cenadi, ministères de la jeunesse, des Pme, des sports, …). L’avantage étant que «nous pouvons faire une biométrie moins coûteuse car il y a plusieurs charges qui seront diminuées», soutient Eric Foyet.

L’autre avantage que le collectif relève est d’ordre sécuritaire et de souveraineté : «la carte nationale d’identité informatisée a une sécurité de niveau 1 sur une échelle de 9». Mais aussi parce que «les données à prendre en compte sont hyper-importantes pour qu’on les confie à un étranger», plaide Eric Foyet.

A les en croire, le groupe devrait être reçu par le Premier ministre ce jour.

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