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Lun, Jui

Politique
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Le franco Camerounais à peine sorti de prison vient, par le canal de son conseil conduit par maître Tchoungang, d'ester l'état du Cameroun représenté par certains dignitaires du régime, devant les juridictions françaises. Il réclame des dommages et intérêts chiffrés à quelques 300 milliards de francs CFA

Paul Biya Président de le République et Chef de l'Etat, Laurent Esso actuel Ministre d'Etat, Ministre de la Justice garde des sceaux, il occupait déjà le poste dans le passé; Amadou Ali vice Premier Ministre en charge des relations avec les assemblées et ancien Secrétaire Général de la présidence de la République; Edgar Alain Mebe Ngo'o ancien préfet de Yaoundé et à présent Ministre délégué à la présidence en chargé de la défense; Jean Baptiste Bokam le secrétaire d'état à la gendarmerie à l'époque des faits Ministre des travaux publics et enfin Jean Marie Aléokol, sont désormais poursuivis par les juridictions commerciales de France et de l'en¬semble des pays membres de l'union Européenne. Ils pourraient d'ailleurs, précise le conseil de Thierry Michel Atangana, «faire l'objet d'une interpellation dès lors qu'ils se retrouveraient dans l'un ou l'autre Etat d'Europe». En d'autres termes, ces personnes que nous venons de citer plus haut sont interdites de se rendre dans l'espace Schengen.

Bien plus le conseil de Michel Thierry Atangana précise qu'elles sont impliquées et responsables des déboires de leur client; ceci après une violation flagrante selon Me Tchoungang du code de procédures pénales du Cameroun. En effet et selon l'un des avocats de Michel Thierry Atangana, les conventions signées avec l'état du Cameroun pour la levée des fonds en faveur du COPISUR contenaient des clauses spécifiques précisant les juridictions compétentes pour connaitre d'éventuels contentieux. Or entend-on dire rien de tout cela n'a été respecté par les personnes évoquées plus haut. D'où cette saisine des juridictions commerciales françaises pour faire pression sur le Cameroun. C'est la première conséquence de ce qu'il est désormais convenu d'appeler la nouvelle affaire Thierry Atangana. Une sorte de volte-face de son conseil contre l'état du Cameroun. Un conseil conduit par le compatriote Me Tchoungang et auquel sont venus se joindre quelques ténors du Barreau français à savoir, Me Dupond-Moretti. Au cours d'une réunion dans un restaurant du 7ème arrondissement parisien, ces deux derniers ont clairement présenté la nouvelle stratégie de défense de leur client. Il s'agit de «rétablir la vérité dans le cadre de l'affaire Thierry Atangana».


300 milliards

C'est le montant que le conseil et le comité de soutien de Thierry Atangana exige désormais à l'Etat du Cameroun pour la réparation du préjudice subi. D'ailleurs précise t-on ici, il ne s'agit pas de la personne Michel Thierry Atangana mais d'un consortium d'entreprises françaises qui tire les ficèles dans ce dossier et qui, en fait, avaient signé des conventions avec l'Etat du Cameroun dans le cadre du comité de pilotage et de suivi des infrastructures routières (Copisur). L'ancien détenu n'était en fait que le représentant de leurs intérêts au Cameroun. Une créance qui a culminé ainsi du fait des intérêts calculés à hauteur de 11 millions par jour de retard selon son conseil.

Et c'est ici qu'il faudrait rappeler que Michel Thierry Atangana jouit de la caution internationale; chose qui réduit les arguments du Cameroun. Des sources font d'ailleurs état des négociations qui seraient depuis peu ouvertes, pour trouver une issue à cette crise. Des négociations qui devraient en fait permettre aux deux parties de trouver une issue amiable pour le règlement de la créance querellée .

© MARTIAL OWONA : L'Anecdote

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