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Lun, Sep

Politique

Wikileaks. Le ministre de la Justice estime que ses propos ont été dénaturés par l'ambassadeur des Etats-Unis.

D'après Jeune Afrique, Amadou Ali, ministre de la Justice semble embarrassé par les révélations de Wikileaks. Mardi 6 septembre dernier, rapporte le site d'information du magazine, www.jeuneafrique.com, « Amadou Ali a confié à l’un de ses proches qu’il avait effectivement eu des entretiens avec la diplomate en question.

Mais sans tenir de propos injurieux envers les communautés concernées ». D'après notre confrère, Amadou Ali aurait explicitement affirmé : « Je m’exprimais en français tandis que la diplomate américaine parlait l’anglais».

En rappel, un cable de Wikileaks, rendant compte d’un entretien tenue en 2009 avec l’ancienne ambassadrice Janet Garvey, attribue ces confidences au  ministre de la Justice : «Les trois régions du Nord qui sont ethniquement et culturellement différentes du reste du Cameroun vont continuer à apporter leur soutien à Biya aussi longtemps qu’il souhaitera demeurer président, mais le prochain président du Cameroun ne viendra pas de l’ethnie beti/bulu de Biya . Les Beti sont trop peu nombreux pour s’opposer aux nordistes, encore moins au reste du Cameroun ». S'agissant des Bamiléké, Amadou Ali révèle: « Des Bamiléké ont fait des ouvertures à des élites du Nord pour forger une alliance entre leurs régions respectives, mais les nordistes étaient si m9éfiants sur les intentions des Bamiléké qu’ils ne concluraient jamais une alliance pour soutenir un pouvoir politique Bamiléké ».

Appelé à réagir, un ministre originaire du Nord a confié au Jour que « les propos d'Ali ne relevaient que de ses propres opinion ». Saidou Maidadi de l'Alliance des Forces progressistes, lui, se dit «  en désaccord avec les propos du ministre de la Justice ». Frédéric Fenkam, le président du Comité France de l’Udc, a adressé cette réaction à notre rédaction : « A cause de la personnalité de l’auteur désigné, toute la classe politique camerounaise en ressent un profond malaise. Un malaise qui se justifie par le fait qu’on ne sait pas s’il faut lui concéder la présomption d’innocence ou la présomption de culpabilité. N’en déplaise à ceux des hommes politiques qui n’ont relevé dans ces propos attribués au Ministre garde des sceaux que le passage les concernant pour tenter de se défendre, cette histoire est d’une dimension nationale ».

Le jour : Boris Bertolt

 

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