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Mar, Sep

Politique
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Le scandale avait déjà été dénoncé dans notre édition N°184 du lundi 27 août 2012. 61 milliards de FCFA pour acquérir 3 avions chinois Ma-60, nous indiquions à l'occasion que ce montant était très onéreux. Aux dernières nouvelles, nous apprenons que sur instruction du Président de la République, le Tcs avait décidé d'approfondir les investigations pour mieux voir clair dans cette rocambolesque acquisition qui a commencé à faire couler beaucoup d'encre

Malgré le calme apparent, nos sources quasi-exclusives nous apprennent que le Président Paul Biya n'en finit plus, de bousculer les habitudes dans sa détermination à lutter contre la corruption et les détournements de fonds publics. Suffisamment remonté à l'aéroport Maya-Maya de Brazzaville, le 24 juillet 2012, à la veille de la cérémonie d'ouverture de la 11ème conférence des chefs d'Etat de la Cemac, après avoir appris le coût réel d'un avion Ma-60, environ 7 milliards de FCFA, de la bouche de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, il aurait d'abord décidé de ne pas rembourser les 61 milliards de FCFA consentis auprès des bailleurs de fonds chinois pour acquérir ces 3 aéronefs, avant de choisir de mettre les présumés auteurs de cette transition avec les Chinois devant leurs propres responsabilités, avec la retenue qui le caractérise.

Face au courroux présidentiel, tous ceux qui, de près ou de loin, ont piloté ce dossier vont plutôt choisir de diaboliser le constructeur d'avion chinois en agitant avec frénésie un prétendu manque de fiabilité des Ma-60. Plus précisément, Pierre Takam de l'Autorité aéronautique aurait manifesté trop peu d'enthousiasme pour certifier ces Ma-60, alors que la Rdc, aptes avoir retiré ces Antonov russes qui faisaient beaucoup d'accidents, connait aujourd'hui l'accalmie grâce aux Ma-60 chinois. Une attitude des autorités camerounaises qui, selon nos sources, va d'une part, braquer les Chinois à exiger le remboursement de ces 61 milliards de FCFA. Une exigence chinoise assortie d'une menace sus¬pension de tous les financements les bailleurs de fonds chinois par rapport aux projets des «Grandes réalisations» au cas où les responsables camerounais ne respectaient pas leurs engagements.

D'autre part, le ponce-pilatisme les responsables camerounais va sur un autre plan renfoncé l’exaspération du Président de la République. Qui, sur le champ, aurait instruit au Tribunal criminel spécial de mener des investigations approfondies pour déterminer les responsabilités de tous ceux qui ont piloté ce dossier.

Aujourd'hui sur la sellette, ces hauts responsables camerounais pourraient être convoqués au Tcs, s'ils ne le sont pas encore. De son côté, le gouvernement camerounais, selon nos sources, a dû faire preuve de persuasion et de diplomatie pour apaiser l'ire des partenaires chinois en décidant de rembourser in fine ces 61 milliards de FCFA ayant servi à acquérir les aéronefs chinois. Quand éclate ce scandale des Ma-60 chinois, il y a près de 2 ans, nous nous étions déjà interrogés sur ceux à qui cette scabreuse surfacturation profitait. Pour répondre à cette question, de nombreux observateurs. n'avaient pas manqué de se souvenir que le Ministre camerounais des Transports, Robert Nkili, face au vice-président d'Avic international Holding, Xue Bo, lors de la signature de l'avenant, le 4 juillet 2012, s'était déjà montré très euphorique, en parlant avec emphase de la générosité des Chinois. Dans l'ombre doublement obscur de cette euphorie, ceux-ci avaient même subodoré de juteux dessous-de-table, au point de voir dans le voyage que le Ministre camerounais effectue à l'époque pour subterfuge savamment monté pour récupérer en Chine ces juteuses commissions. Pour la petite histoire, Robert Nkili est à l'occasion accompagné en Chine par Pierre Takam de l'Autorité aéronautique et d'Emmanuel Mbozo'o Ndo de Camair-Co. Ces 2, ainsi que d'autres qui sont à la présidence de la République et dans les services du Premier Ministre, serraient les premiers à être concernés, s'il s'avère que le Tcs ouvre la boîte de Pandore;

© Conrad Atangana : La Nouvelle

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