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Lun, Oct

Opération épervier

La tragédie s’est produite hier soir dans la vieille cité portuaire du Sud-Ouest du Cameroun.

Les populations de la ville de Tiko, à une vingtaine de km de la capitale régionale du Sud-Ouest du Cameroun et à une cinquantaine de la capitale économique du Cameroun, Douala, n’ont presque pas dormi hier.

Une nouvelle terrifiante est venue ébranler leur quiétude. Elles ont appris que l’adjudant chef major, commandant de la brigade de gendarmerie de Tiko, a été abattu à bout portant vers 19 heures locales dans son bureau par son adjoint, un certain adjudant chef du nom d’Assako. Les premiers constats de la gendarmerie établissent, selon des sources sur place, que la victime a reçu au moins quatre balles qui lui ont été mortelles. Son bourreau a eu le temps de prendre la poudre d’escampette, en emportant bien évidemment l’arme du crime qui doit être son arme de service. Les sources de la gendarmerie indiquent que les messages sont partis de l’Etat major de la gendarmerie du Sud-Ouest afin que quiconque qui l’aperçoit, le neutralise et le conduise au poste de police le plus proche.

Dès barrages de police quadrillent dès lors la région pour multiplier les chances de l’intercepter. «Mais il faut considérer que ce fugitif est très dangereux pour ses poursuivants. D’abord parce qu’il est armé et on ne sait pas combien de balles il porte sur lui. Et surtout parce que c’est un homme rompu au maniement des armes», explique un officier de l’armée. Pour l’heure, difficile de savoir avec précision ce qui a pu dégénérer entre les deux frères d’armes, au point d’aboutir à l’irréparable. Toutefois, des indiscrétions supputent déjà sur «un business» qui n’aurait pas bien tourné entre les deux collaborateurs, compte tenu de leurs discussions antérieures à la tragédie. Sans autre précision.

Les populations de l’arrondissement de Douala 5 se rappellent du commandant Menanga qui s’est distingué à la brigade de gendarmerie de Bonamoussadi par sa lutte acharnée et efficace contre le grand banditisme et la criminalité dans la localité. Mais il y a cinq ans, la mort d’un gardé à vue placé dans ses cellules par la légion de gendarmerie du Littoral lui ont valu d’être embarqué dans un retentissant procès à l’issue duquel il a été condamné par le tribunal militaire de Yaoundé, en compagnie d’autres hauts gradés de la gendarmerie dans le Wouri. Il semble qu’entre temps, il est rentré dans les bonnes grâces de la gendarmerie, pour hériter d’un nouveau poste de chef d’unité.

Aux dernières nouvelles, La Nouvelle Expression a appris que les responsables au haut niveau du ministère de la défense étaient en réunion de crise à Yaoundé. La mort de ce chef d’unité de gendarmerie serait probablement au centre de cette concertation.

© La Nouvelle Expression : David Nouwou

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