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Mar, Oct

Opération épervier
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L’ex DG de la Société nationale de raffinage a été inculpé vendredi le 22 février 2013 par le parquet du Tribunal de première instance de Buéa.

Arrêté dans l’après-midi du lundi le 18 février 2013 au logement de fonction qu’il occupait encore à Limbé après son limogeage vendredi le 15 février 2013 par le conseil d’administration de la Société nationale de raffinage (Sonara), Charles Metouck était détenu dans les locaux de la division régionale de la police judiciaire du Sud-Ouest à Buéa. C’est finalement vendredi le 22 février 2013 qu’il a été notifié, par le parquet du Tribunal de première instance (TPI) de Buéa, des chefs d’accusation contre lui.

Il est poursuivi pour entre autres: faux et usage de faux pour utilisation d’un faux document pour entrer à la Sonara; destruction de documents appartenant à la Sonara; rétention sans droit des clés de bureau du directeur général de l’entreprise; rétention sans droit du badge d’accès à la Sonara; perturbation du fonctionnement du secrétariat de l’entreprise; signature en qualité de directeur général du «payment undertaking », et enfin signature au titre de DG, alors qu’il n’était plus en fonction, de la convention de compensation entre la Sonara et une entreprise partenaire, Gleen Core.

De l’avis de l’un de ses avocats, Me Metoukson, «bien que pendant quatre jours on nous a refusé l’accès de la police judiciaire et qu’on ait procédé aux perquisitions sans que nous ne soyons informés, nous sommes maintenant fixés sur les motifs d’inculpation. Comment peut-on l’inculpé pour détention des clés, du badge de l’entreprise, et il n’est pas poursuivit pour n’avoir pas déménagé de son logement de fonction et de n’avoir pas remis sa voiture de fonction?» Me Metoukson pense que «l’arrestation de Charles Metouck a posé des problèmes aux commanditaires dans le sens où, il fallait trouver un motif pour ouvrir une information judiciaire mais, comme il n’y en avait pas, on a tendu un piège à l’ex DG pour aboutir à un flagrant délit».

Pour le moment, les faits qui sont reprochés à Charles Metouck ne concernent pas des détournements de fonds, encore moins de faute de gestion. Seulement, les autorités administratives de la région du Sud-Ouest ne semblent pas être de cet avis. M. Okalia Bilaï, gouverneur de la région, a affirmé sur les médias de service public, Cameroon Tribune et CRTV, que l’ex DG a broyé les documents dans son bureau. Sous entendu, des documents qui pourraient le compromettre. Un officier de police en service à la division de la police judiciaire du Sud-Ouest nous a rapporté que «ces documents ont été retiré de la broyeuse et seront présentés au tribunal ». A la suite du gouverneur, le président du conseil d’administration (PCA) de la Sonara, John Ebong Ngole, nie avoir signé un document autorisant l’ex DG à accéder à l’entreprise.

Le même PCA aurait à cet effet instruit M. Talba Malla, le tout nouveau DG, de se constituer partie civile pour le compte de la Sonara, dans la plainte qu’a initiée le ministère public. Ce qui a courroucé davantage M. Edjinguele, le chef du département juridique et du contentieux de la Sonara, l’homme qui assurait une  partie du secrétariat de la session du conseil d’administration qui a nommé le nouveau DG. Il aurait rédigé ladite lettre, et l’a portée au guest house du PCA pour signature. M. Edjinguele est lui aussi écroué à la prison de Buéa, et a rapporté qu’il présentera l’original de cette missive au tribunal pour authentification.

On attend de connaître la tournure que prendra l’affaire. Quels documents ont été détruits et pour quel but? Comment sera évalué le préjudice subi par la Sonara? Le nouveau DG, cumulativement avec ses fonctions d’administrateur pour le compte de la Caisse de stabilisation des produits des hydrocarbures (CSPH), ira t- il au bout de la logique de musèlement de l’ex DG? Car en effet, le nouveau DG aurait marqué son accord pour permettre à l’ex DG de signer deux derniers documents pour nous éviter des probables pénuries, en attendant que sa signature soit enregistrée auprès des partenaires.

© L'Actu : Louis Noé Mbengan

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