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Lun, Oct

Opération épervier

«La Justice est lente. Mais le elle n’est pas oublieuse». Cette maxime est bien connue des magistrats. Mais, c’est un ancien membre du gouvernement  qui pourrait en méditer l’implacable logique dans les jours à venir. Selon des informations  de La Nouvelle Expression, «l’opération épervier» pourrait de nouveau se pencher sur le cas de Clobert Tchatat, qui figure parmi la centaine de personnalités, appelées à affronter, les traces de leur gestion à divers postes de responsabilité. L’ancien ministre du développement urbain et de l’habitat, - auquel a succédé son ami, Claude Mbwentchou, ministre de l’Habitat et du développement- qui a été remercié par Paul Biya lors du remaniement ministériel du 9 décembre 2011, avait alimenté une vive polémique, du temps où il officiait comme ministre de l’Agriculture et du développement rural. Une polémique ? Plutôt deux controverses.

L’une avait trait à une histoire de tracteurs. Des Indiens avaient doté le ministère d’une soixantaine d’engins à l’effet de tester leur adaptabilité en milieu rural camerounais. Il se trouve que l’ingénieur agronome crut devoir mettre les tracteurs reçus à la disposition d’un certain nombre de membres du gouvernement- Amadou Ali, Polycarpe Abah Abah, parmi d’autres- et ne se priva pas de se servir lui-même.

C’est à l’Acdic de Bernard Njonga que l’on doit cette révélation à laquelle des ministres bénéficiaires répondirent en brandissant des factures «prouvant » qu’ils s’étaient acquittés des frais exigés. Dans la foulée, Clobert Tchatat lui-même dut se fendre d’une défense rappelant que cette «opération» avait bénéficié de l’onction du chef de l’Etat.  Le temps passa.

Jusqu'à ce que le déclenchement des procédures dans le cadre de «l’opération épervier» - marqué par l’audition des ministres encore en fonction, au rang desquels Haman Adama de l’Education de base, Bapès Bapès des Enseignements secondaires- le rattrape. Il fut alors interrogé, entre le 17 et le 20 juin 2008, par des éléments de la Police, décidés à faire la lumière sur une sortie controversée du matériel sans documents, du Minader. Des sources de La Nouvelle Expression confiaient qu’une somme que quelques 88 millions FCfa était en jeu. L’entourage de M. Tchatat se fit fort de se répandre, en démentis. Et vit ses thèses consolidées par le maintien au gouvernement de cet ingénieur agronome réputé prospère…Les mois qui viennent éclaireront de leur lueur ces «affaires » sur lesquelles la Justice n’est pas amnésique.

© La Nouvelle Expression : La rédaction

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