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Mar, Oct

Opération épervier
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L’ex ministre d’Etat a-t-il à dessein insisté sur le soutien qu’il revendique de la part de ses compatriotes, et qui aurait été engrangé à la faveur de son procès dans le cadre de «l’opération épervier ?» Rien n’est moins sûr. Mais dans les cercles informés du pouvoir, circule déjà l’encore rumeur d’un lâchage de l’ancien Secrétaire général de la présidence de la République par certains de ses lieutenants d’hier. On avance même, meza vocce, que certain codétenu serait sur cette liste de félons. Le schéma tactique ? Couper le nouvel opposant au régime, de ses relais, et de ses soutiens les plus indéfectibles de manière à l’isoler. La stratégie, éprouvée en d’autres cas, est bien connue. L’ascension de Henri Eyebe Ayissi, comme ministre des Relations extérieures, en lieu et place de Jean-Marie Atangana Mebara, est clairement apparue en septembre 2007- quelques mois avant l’activation des procédures judiciaires que l’on sait- comme visant à briser des liens par trop solides entres les deux hommes, et bâtis sur plusieurs années. Un cas, parmi d’autres. Ceux qui sont crédités de bonnes relations avec les proches de Marafa Hamidou Yaya, affirment qu’en tout état de cause, il est difficile de leur arracher une attitude publique significative. 

C’est tout juste si on rappelle ce lieu commun : il leur sera en tout cas difficile d’affronter à visage découvert Paul Biya… Mais le pouvoir ainsi redouté a déjà fait circuler l’idée selon laquelle Vincent Bolloré, se serait officiellement désolidarisé de l’ex ministre d’Etat sur le compte de qui pèsent de lourds soupçons, au sujet de son rôle dans les procédures de l’attribution au Groupe Bolloré – qui s’était adjoint des Sud-Africains - de la concession d’exploitation du chemin de fer camerounais. 

Bref, tout semble indiquer que Marafa, qui affirme résolument sa posture d’opposant farouche au régime au fil des sorties épistolaires, ne va pas échapper à de nouvelles « affaires ». Son passage au ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation est déjà scruté par divers services. On prédit des «révélations» à ce travail d’inspection d’un autre genre. Certaines sources évoquent la piste de la gestion des pèlerinages ? D’autres s’attardent d’ores et déjà, sur des montages financiers, tels que celui qui aurait servi à la publication de l’ouvrage «La pratique des élections au Cameroun. 1992-2007. Regards sur un système électoral en mutation». L’auteur du livre, Abdoulkarimou, présenté comme une des pièces importante du puzzle de Marafa, aurait même été pressenti- d’autres disent proposé- comme patron de Elections Cameroon. Et il ne fut pas seul au ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, à ce qu’il semble…

La Nouvelle Expression

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