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Mer, Nov

Opération épervier
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«Je reviens vers toi seigneur. Oui, je reviens vers toi...» 

Sans exagération aucune, ce refrain d'une chanson bien connue des milieux chrétiens et mondains de l'artiste musicien antillais Guillou sied à ce revirement non moins inattendu de ses comparses et ses affidés, l'ex Secrétaire Général à la Présidence de la République et Ministre d'Etat, Ministre de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation (Minatd). 

Des sources dignes de fois, outrés par la tentative d'intermédiation d'Ibrahim Mbombo Njoya, des dignitaires du Grand Nord ont demandé à rencontrer le Chef de l'Etat, arguant qu'ils sont porteurs d'une doléance. Appelées à décliner l'objet de cette insistance à vouloir rencontrer à tout prix et à tous les prix le Président de la République, ces personnalités ont confié sans ambages «ne pas être venues demander pardon au Président de la République pour Marafa Hamidou Yaya. Mais supplier le Chef de l'Etat d'accepter le pardon de son fils Marafa Hamidou Yaya». Etaient-ce Cavaye Yeguié Djibril, le Pan? Amadou Ali, le ministre d'Etat, ministre délégué à la présidence de la République chargé des relations avec les assemblées? Bello Bouba Maïgari, ministre du Tourisme...? Entre autres élites de poids du Grand Nord? Pour le moment, l'Anecdote n'a pas encore l'identité de ces «négociateurs» ou «intermédiaires» incongrus pour la rémission des péchés véniels de leur frère déchu, qui fait actuellement le buzz politique, à travers ses lettres ouvertes à Paul Biya ou à son peuple camerounais. Une chose peut tout de même tenir d'une certitude. Issa Tchiroma BAKARY, le ministre de la Communication et porte parole du gouvernement, si l'on s'en tient à la profondeur de l'inimitié entre ce dernier et Marafa, ne fait pas partie des «démarcheurs». Nos sources dont chacun connait la véracité, avancent- que les porteurs de la prodige repentance de l'ancien collaborateur immédiat de Paul Biya confient que le détenu du Sed, «regretterait son égarement dû à sa soif du pouvoir suprême». Dans la logique des certitudes, nos confidents martèlent que le sultan Mbombo Njoya, roi des Bamoun qui œuvre également depuis quelques semaines au rapprochement des positions entre le prisonnier débauché et le 1er camerounais pensent que cette démarche qui intervient après la déclaration du chef de l'Etat à Charles Ndongo à Ebolowa compliquerait la possibilité d'une clémence de Paul Biya à l'égard de Marafa. 


Le silence des lettres 

On n'en était déjà dans l'opinion publique et particulièrement dans la presse (celle loin des réseaux Marafa) à se demander où est passée la 5e lettre de Marafa après les 4 premières, livrées aux Camerounais à intervalles de temps plus ou moins respectés. Si tant est que certaines langues tablaient à une vingtaine cette série de correspondances tantôt élucubatrices tantôt diffamatoires. Que s'est-il passé dans la tête de Marafa? Marafa Hamidou Yaya a enfin été guidé cette fois par la raison que commande une évaluation des forces en présence, au point de comprendre dans le tard que son rêve présidentiel le mènerait tout droit en enfer? Que deviendront les livres et lettres de Marafa déjà pondus et dont les diffuseurs auraient déjà reçu le financement? Des interrogations, en n'en plus finir. 

Une autre préoccupation essentielle, est-on tenté de lâcher, est celle de savoir quelle sera la réaction de Paul Biya face à la démarche de Marafa. Lui qui a laissé échapper au sortir de la cérémonie de pose de la 1ere pierre du barrage hydroélectrique de Memve'ele, l'autre jour que « la justice est indépendante dans notre pays. Laissons la suivre son cours... je ne commente pas les commentaires [Ndlr : à propos de la lettrite de Marafa». Dure d'imaginer la réaction de Paul Biya que ceux qui ont partagé le quotidien disent avoir la rancune tenace.

ALAIN BERTRAND NKONGO | L'Anecdote

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