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Mer, Oct

Opération épervier
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Au regard de la périodicité des sorties épistolaires de l’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, on est à se demander qu’est-ce qui justifie la non publication jusqu’ici de la cinquième lettre ouverte tant attendue. Surtout que certains confrères avaient vite fait d’épiloguer sur le sujet qui la sous-tendrait.

Certaines rumeurs font état de ce que l’on n’aura plus droit aux lettres ouvertes de Marafa Hamidou Yaya. Le régime aurait remonté la source et fermé les vannes. Difficile de donner raison à cette version. Mais si l’on s’en tient à la périodicité que nous avait habitué Marafa avec la publication de ses lettres ouvertes, il y a lieu de s’interroger sur la non-sortie jusqu’ici de la cinquième lettre ouverte. Les quatre premières étant datées respectivement du 2, 14 et 24 mai 2012 pour les lettres ouvertes adressées au président de la République, SE Paul Biya et le 2 juin 2012 pour la lettre ouverte adressée au peuple camerounais.

Depuis lors, on peut constater que l’hebdomadaire L’Œil du sahel qui a l’exclusivité de la publication des lettres épistolaires de Marafa Hamidou Yaya se contente depuis la dernière lettre dénonciatrice de tourner et retourner sur toutes les formes le rebondissement que suscite l’affaire du crash de septembre 1995 du Boeing 737 de la défunte Camair et ses corrolaires qui frisent à un Camair/Saa-gate qui était le sujet traité par la quatrième lettre ouverte de Marafa. Avec une mise en perspective du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary. Faisant expressément fi des autres acteurs et pas des moindres.

Dans une réaction de Célestin Bedzigui publié par le Messager du lundi 25 juin 2012, l’ancien Directeur général de la défunt Sacherie (en exil) estime qu’il se focalise sur Issa Tchiroma Bakary, ministre des Transports au moment des faits serait «jeter en pâture à l’opinion comme on le voit sur la commission de 87 millions Fcfa qu’il aurait touché ». Et pour cause, dans cette affaire, le vrai problème est « l’incertitude de la destination prise par les 30 milliards Fcfa perçus en Afrique du sud pour le compte de la Camair par Jean Foumane Akame, conseiller Technique et plus proche ami et confident du président de la République.

Argent dont personne ne peut produire la trace du reversement dans le budget et la caisse de l’Etat.» Mais pour certaines sources, Marafa Hamidou Yaya, homme d’Etat et stratège dans le sérail n’a pas du tout chômé. On estime même qu’il a fait une cinquième sortie, incisive et plus pernicieuse. La publication de l’article sur la succession de Paul Biya paru en page 30 à 32 de l’édition n°2683 du 10 au 16 Juin 2012. Et avec en grand titre de Une « René Sadi : Et si c’était lui… » Faisant de René Sadi, le potentiel dauphin.

Une publication qui continue de faire des vagues dans le pré-carré de Paul Biya. Les uns et les autres se rejetant la responsabilité d’être les commanditaires, mieux de se satisfaire de mise en perspective qui pourrait écarter un des potentiels candidats parmi tous ceux qu’à tort ou à raison on soupçonne d’être dans les starting-blocks. S’il était avéré que Marafa est derrière cette publication, c’est qu’il a tapé plein dans le mil. En tout cas, pour ceux qui y voient la main de Marafa Hamidou Yaya, rappellent qu’il est l’homme des français et dans le sérail, il était la personnalité la plus introduite auprès dans la rédaction de l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, avec notamment pour ami personnel, François Soudan qui n’est autre que Monsieur Cameroun de J.A et par ailleurs membre du top management de ce magazine. Des informations dit-on puisées à bonne source, ont fait état de ce que François Soudan serait l’un des détenteurs d’une documentation de 500 notes explosives sur les secrets d’Etat sous le règne de Paul Biya que lui aurait confié son ami Marafa.

Marafa quadrillé

Il se susurre que Martin Belinga Eboutou, le Directeur du cabinet civil revient d’une mission expresse en France pour négocier rubis sur ongles, la reddition de Jeune Afrique à exploiter cette documentation et même à les ventiler chez un autre confrère. Le pouvoir n’est pas à sa première tentative. Depuis la publication des lettres épistolaires de Marafa Hamidou Yaya, le régime au pouvoir pris de panique a déployé toutes les unités de ses services secrets camerounais afin de remonter la filière et identifier les personnes à qui Marafa aurait confié ses documents sur les secrets d’Etat et frappés du sceau top secret. Certains confrères avaient même été filés, au doigt et à l’œil. Au point d’infiltrer leurs proches aussi bien collaborateurs que sur le plan familial.

Au final les fins limiers des services des renseignements spécialisés auraient fait des découvertes sur les sources de ventilation des lettres de Marafa. On apprend que Marafa aurait plaqué ces documents à plusieurs endroits et entre les mains de plusieurs personnes avec des instructions précises. Ces personnes sont dans le viseur. Mais des proches de Marafa soutiennent que la sortie des lettres va continuer. Seulement, il s’agit d’une question de stratégie. Transférés au Sed depuis fin mai, les visites de Marafa sont ultra-filtrées et placées sous surveillance des cameras. Pour cela, il ne serait pas judicieux de publier la prochaine lettre, auquel cas les services de renseignements seront fixés sur le fait que Marafa les écrit ou pas depuis sa cellule.

© Aurore Plus : Barthélémy Nzock

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