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20
Ven, Sep

Opération épervier
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Sans vouloir anticiper sur l'issue du procès en cours ni même de répondre aux "conneries" (passez moi l'expression car il s'agit bien de conneries) qu'écrivent les pro YMF (qui nous confirment juste que "le changement" dont nous parlons tous n'a pas la même connotation pour tous et aussi que le "tribalisme primaire et aveugle" de certains prime sur l'intérêt national), je voudrais mentionner juste 3 choses qui démontrent déjà que YMF est dans de sales draps et aura beaucoup de mal à apporter de la contradiction aux soupçons et accusations portées contre lui:

1. Le conflit d'intérêt.

Le fait que la CBC ait participé activement à la transaction de l'achat de l'avion présidentiel (alors que Yves Michel Fotso en était encore le Président tout en étant DG de Camair) est déjà en soi un cas patent de conflit d'intérêt indiscutable et condamnable en matière d'éthique et de transparence financière. Sous d'autres latitudes et même dans certaines sociétés opérant au Cameroun, cela est strictement interdit et suffirait déjà à le condamner. L’expérience montre aussi que les situations de conflits d'intérêts cachent toujours des abus et des fraudes.

2. Montage financier complexe :

Quelque soit les explications qu'il donnera, YMF ne pourra jamais nous expliquer comment un argent sorti du Cameroun pour un achat d'avion est revenu en partie à la CBC via un gros montage financier. Pire comment cet argent a pu être décaissé par diverses personnes qui n'avaient directement à voir avec cet argent. Aujourd'hui les preuves de ces transactions via les comptes de la CBC et les décaissements effectués sont indiscutables, même YMF ne discute pas de leurs matérialités.

3. Cupidité et/ou naïveté ?

On peut bien se demander qu'est-ce qui a bien pu motiver ou pousser YMF à cette forfaiture, lui qui n'avait manifestement pas besoin de se compromettre dans cette scabreuse affaire. Plus j'analyse ce dossier plus je me rends compte que ce Yves Michel Fotso est allé seulement se promener dans les bancs du MBA de New York qu'il prétend détenir. Car manifestement on l'a utilisé dans cette affaire comme un vrai "mougou" (Naïf, Ndlr). Il est évident qu'il ne l'a pas fait seul (ce serait impossible au vu du montant et de la nature de cette affaire) mais il est aussi évident que c'est probablement lui et sa banque qui ont fait "le sale boulot" pendant que les "autres" complices gardaient leurs mains propres lui promettant leur protection en cas d'ennuis.

Aujourd'hui c'est son nom et ses signatures qui apparaissent presque partout comme s'il n'avait été que le seul exécutant de cette affaire. Un vrai "mboutoukou" (Imbécile, Ndlr) aveuglé par sa propre cupidité. Comment des politiciens peuvent tromper autant un haut cadre financier du privé? Il ferait donc mieux de "lâcher" les noms et surtout de donner la clé de répartition de ce magot et les numéros de comptes off shores qu'il a crée pour ses complices. Ce qu'il ignore c'est que nous avons déjà toutes ces infos mais nous voulons juste que ce soit la justice qui le révèle de manière juste et transparente. Nous connaissons les complices (et certains sont déjà au "ngatta" avec lui), la clé de répartition, et les localisations de comptes off shores...

…il ne faut pas être Einstein ou Pythagore pour comprendre que YMF est "mouillé" jusqu'aux os dans cette affaire et ceux qui s'évertuent encore ici à vouloir le défendre à tout prix ne boiront que leur honte d'ici la fin de ce procès car je peux vous garantir que nous n'en sommes qu'au début des révélations...

© louestrepublicain.com : Guy Bernard Atenké

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