Sidebar

23
Sam, Mar

Non catégorisé
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times

 

La cacophonie qui se déroule à la commune d’arrondissement de Bafoussam 1er est actuellement difficile à expliquer par les acteurs de ce service public. Les bureaux du receveur municipal ont été scellés dans la mi-journée du mardi 5 juillet 2016 par le préfet de la Mifi Joseph Tangwa Fover.

« Le receveur municipal ne peut ni avoir accès à son bureau, ni au caveau où se trouvent les valeurs et les devises de la municipalité », commente Césaire Tchemou, un employé de cette mairie. D’après des sources à la préfecture, cette mesure a été prise pour contraindre le receveur municipal sortant à libérer ces lieux qui doivent en principe être occupés par le nouveau receveur municipal. Le préfet dit ne pas pouvoir admettre qu’une personne mutée, continue d’occuper le bureau, avec la complicité de l’exécutif de la mairie, sans permettre que la nouvelle personne nommée à cette fonction, puisse prendre service au bout de plusieurs mois.

« S’ils ne veulent pas exécuter des décisions qui viennent de la hiérarchie, c’est qu’il y a anguille sous roche», soutient le préfet. La pomme de discorde commence le 28 avril 2016. Dans un arrêté conjointement signée par le ministre des Finances et le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation portant nomination des receveurs municipaux, madame Béatrice Kenfack née Ashey, anciennement fondée des pouvoirs à la communauté urbaine de Bafoussam est nommée receveur municipal à la commune d’arrondissement de Bafoussam 1er. Elle remplaçait ainsi Nguewo Diodop, admis à faire valoir ses droits à la retraite. La première opposition à cette décision est faite par le receveur municipal sortant qui a trouvé incohérent d’être appelé à faire valoir ses droits à la retraite. D’après lui, il dispose encore de cinq ans de service. Pour lui, il faut que cet impair soit corrigé. Ce que des sources proches du préfet trouvent comme étant le chantage d’un employé qui ne veut pas libérer le bureau. L’autre incohérence évoquée, concerne la procédure.

« Cela concerne l’argent. Il faut donner le temps au sortant de finaliser ses comptes avant de passer le témoin », argue l’un des adjoints au maire. Le maire étant absent, c’est Hippolyte Tchoutezo, qui, en sa qualité de 1er adjoint, devait être présent lors de cette cérémonie. Pour ce dernier, il faut que les formalités de passation technique soient d’abord finalisées, avant qu’on ne procède à la passation de service administrativement. A la préfecture, on rétorque qu’il s’agit d’une vieille rengaine qui est remise sans cesse sur la table.

« Par note, le préfet avait saisi les différentes parties pour procéder à cette passation de service le 23 juin dernier. Le maire n’a pas honoré de sa présence à cette cérémonie tout comme ses collaborateurs. Cette cérémonie a été reprogrammée une seconde fois, et même une troisième fois pour le mardi 5 juillet 2016. C’est en constatant la mauvaise foi de l’exécutif de la mairie à assister à cette installation malgré les différentes notes de rappel à l’ordre, que le préfet a engagé l’installation technique du nouveau receveur municipal nommé à ce poste depuis le mois d’avril », explique l’un des proches collaborateurs du préfet de la Mifi. En attendant que soit tranché ce litige, c’est une bonne partie des activités de la mairie de Bafoussam 1er qui sont freinés par cette nouvelle bataille.

© Source : Le Jour : Honoré Feukouo

Kongossa.fr, l'actualité du Cameroun en temps réel. 

Overall Rating (0)

0 out of 5 stars
  • Aucun commentaire trouvé
Ajouter un commentaire