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Mer, Aoû

Kongossa
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Un sauveteur s'est fait bastonner par un français au lieu-dit avenue KENNEDY en plein cœur de la cité capitale du Cameroun

Il était de passage au lieu-dit avenue Kennedy quand, il constate qu'un jeune homme essaye d'ouvrir la fermeture de son sac. Cet événement s'est déroulé mardi dernier en plein jour. Le bon blanc n'a pas fait recours à la justice, un quart de tour lui suffira, pour balancer un coup de poing sec au visage du jeune camerounais qui se retrouve au sol. Le jeune ne semble pas se rendre compte à qui il a affaire. En bon camerounais, il se relève, question de riposter, qu'il reçoit un deuxième coup au nez. Le français se confie aux éléments de la police en leur relatant les faits qui ont conduit à sa réaction. «En venant au Cameroun, mes confrères m’ont averti des milieux que je devrais me méfier lors de mon tourisme. Tout à l'heure, pendant que je longeais l'avenue, ce jeune bandit a essayé d'ouvrir la fermeture de mon sac. Quand je me suis rendu compte, je ne me suis pas retenu. Moi, je ne supporte pas certains agissements. Au lieu d'aller travailler, il passe leur temps à dépouiller les passants».

Un agent de la police sur place souligne que «les occidentaux prennent désormais le temps de se renseigner sur les moindres détails, de la façon de vivre des Camerounais. Ces derniers connaissent même le tarif normal d'un taxi. C'est ce qui ex¬plique, la réaction féroce de ce dernier qui a été averti des attitudes des camerounais. Pour résoudre le préjudice causé au présumé voleur, il a fait conduire ce dernier dans une formation sanitaire pour recevoir les soins. Tang Flaubert reconnait que cet espace de la ville de Yaoundé est une zone où règne l'insécurité. Il est déconseillé de passer par là à des heures tardives. «A plus d'une fois, j'ai été soutiré sans m'en rendre compte. Ils ont déchiré la poche de mon pantalon avec une lame de rasoir et ils ont pu retirer tout ce que j'avais» malgré la présence des éléments de maintien de la paix, la sécurité reste un véritable casse-tête dans certaines zones des grandes métropoles camerounaises.

© Joslain Joseph Mbeng Boum : Le Soir

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