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Jeu, Nov

Kongossa
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Un autre mois plus tard, le couple se transporte dans une clinique de la place. Le gynécologue est un homme. Le premier rendez-vous a lieu dans le cabinet du docteur en présence de Michel. Plusieurs mois après, Bernadette a déjà fait trois visites dans cette clinique en absence de son mari. Le mari ne se doute pas de ce qui se passe sur son dos. Au cours de la visite suivante le 8 octobre dernier, Michel décide de rejoindre sa femme après son travail. Sans l’en informer. Dans la salle d’attente, il constate l’absence de sa femme et décide de patienter. « C’est pendant que je patientais que j’ai entendu les infirmières dire en riant que la petite du docteur est là et qu’il était en train de finir avec dans son cabinet. Comme à son habitude. Alors j’ai décidé de faire le guet et je me suis mis dans la ligne de mire de la porte du docteur pour voir de qui on parlait ». Près de trente minutes plus tard, Bernadette sort du cabinet du docteur, la mine réjouissante. Michel entre dans une rage. Il menace de frapper sa femme et c’est ainsi que sur le champ, celle-ci passe aux aveux complets.

Perfidie du gynécologue

« Elle m’a dit que le gynécologue lui a dit qu’elle avait un problème avec son col et que pour la soigner, il lui fallait des rapports sexuels. Le médecin lui aurait dit pour la convaincre qu’il fallait quelqu’un qui sait où sont situés exactement les organes à problème car il allait y exercer une pression », explique Michel, qui entre en trombe dans le cabinet du gynécologue. Dans sa colère, il frappe sur la table et bouleverse tout. C’est ainsi qu’il aperçoit dans un coin deux préservatifs encore lubrifiés des sécrétions vaginales de Bernadette. Pendant ce temps, le docteur profite pour s’éclipser pendant que tout le personnel accourt. Michel est reçu par le directeur de la clinique qui entend les explications de Bernadette et décide de résoudre ce problème à l’amiable. « Il m’a dit qu’il devait renvoyer ce médecin et m’a proposé une somme de 200.000 F pour le préjudice. Ce que j’ai refusé. J’avais déjà ma solution », explique Michel qui, de retour convoque sa belle-famille, explique la situation et met sa femme à la porte. Malgré les supplications et les prières de cette dernière et de toute la famille, Michel Y. n’est pas revenu sur sa décision. « Ce qui m’énerve encore plus c’est que sa nièce (de sa femme) a été victime d’un gynécologue. Elle est tombée enceinte et elle a entrepris d’avorter. Le gynécologue lui a dit que comme son argent était insuffisant, il fallait qu’il finisse avec elle. Ce qu’elle a accepté. Ce n’est que plus tard quand elle avait l’infection que la vérité est sortie », regrette Michel.

Dans le quartier, tout le monde parle de cette histoire et les hommes se mettent d’accord sur le geste de Michel. En voilà un foyer brisé par la libido et le vice d’un homme qui a pourtant prêté le serment d’Hippocrate ou d’hypocrite ? La position de l’Ordre des médecins du Cameroun attendue.

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