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20
Mar, Aoû

Kongossa
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L'artiste-musicien revient sur la sortie de son 15ème album et sur la crise qui secoue actuellement la Socam.

Votre 15ème album est dans les bacs depuis près d'une semaine. Pouvez-vous nous en dire davantage?

Mon nouvel album qui couronne mes 25 années de carrière s'intitule «A Moto». Il a été travaillé de fond en comble dans des conditions professionnelles. Cet album a été enregistré au Cameroun, en France, au Canada et aux États-Unis tout simplement parce que je voulais rester dans le champ international. Comme vous le savez, on m'écoute partout dans le monde. Cet album qui compte dix titres aborde tous les thèmes. De manière globale, il revient sur ce que nous vivons tous les jours, la haine, la jalousie, le complexe, l'hypocrisie... Je compte faire une grande promotion de cet album car tout part de la promotion. J'espère vraiment qu'il plaira à mes fans et qu'ils vont beaucoup danser. D'ailleurs, mes danseuses et moi avons déjà conçu une dance de «A Môto» sur la moto. 

Le maréchal Papillon à très récemment été cité dans une affaire d'escroquerie qu'en est-il vraiment?

Les gens confondent Monsieur Din Din Ferdinand qui est un homme d'affaires à Papillon qui est un artiste musicien. Je suis un homme d'affaires. Il est normal que de temps en temps j'ai des prises de becs avec mes partenaires et ces derniers pensent qu'ils vont me déstabiliser en allant dire du n'importe quoi, du genre: Papillon a été arrêté et autre. Je n'ai jamais fait de prison et je n'en ferai jamais. Je sauvegarde mes intérêts et je sais que nul n'est au-dessus de la loi. 

La société camerounaise des droits d'auteurs (Socam) vit en ce moment une crise qui a vu la destitution d'Odile Ngaska à la tête de cette institution quelle est votre position sur la question?

Vous savez, ce sujet m'écure. Partout où je vais, on me parle de la Socam mais attendez, la Socam ne fait pas vivre l'artiste au Cameroun. Tous ces gens qui sont à la Socam, c'est pour leurs propres intérêts. Je ne pense pas que le soit pour l'intérêt de la musique. Ils ont trouvé un endroit pour aller voler de l'argent et entre eux ils se condamnent: lundi c'est tel qui a volé, mardi c'est l'autre. J'ai toujours suggéré que la gestion de la Socam soit remise entre les mains des personnes formées dans de grandes écoles de Gestion. L'artiste n'est pas fait pour gérer de l'argent mais pour donner de la joie aux gens. L'image que l'on colle aux artistes aujourd'hui est une honte pour nous-mêmes. Je pense que ce sont les responsables des Arts et de la Culture qui entretiennent ce désordre parce que certainement ils en tirent les ficelles dans l'ombre. Aujourd'hui au Cameroun on a des problèmes plus sérieux par exemple celui de la piraterie, personne ne s'y intéresse on ne parle que de Socam pourtant la piraterie est en train de tuer la Culture camerounaise au profit de la musique venue d'ailleurs. Nous sommes en train de mourir à petit feu. Il n y a plus de producteurs parce que le domaine de la musique est plein d'aventuriers. Moi je n'ai pas ma langue dans la poche, depuis cinq ans Ama Tutu Muna n'a rien fait pour la Culture camerounaise! 

Après la sortie de votre album, que prévoit la suite de votre programme?

Dans une semaine il y aura une très grande conférence de presse qui va se tenir à Douala peut-être aussi à Yaoundé. Je me concerte avec ma maison de production sur la question. C'est à la suite de ces ententes que nous annoncerons les activités qui vont couronner les 25 années de ma carrière d'artiste. Je peux déjà vous dire que ces activités auront lieu en fin d'année.

©AICHA NSANGOU (STAGIAIRE) : Mutations

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