Sidebar

22
Mar, Oct

Kongossa
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times
Le sujet est encore brûlant sur les lèvres des populations d'Obala. Dominique Etémé (45 ans), commerçant et prestataire de services bien connu dans la ville a été lynché vendredi dernier par des commandos en formation au Centre d'instruction de la Garde présidentielle (Gp) de Minkama, à près de 3 km d'Obala. Le certificat médical dressé à d'hôpital de district d'Obala informe que la victime a été internée deux jours durant Après son agression, le patient présentaient une plaie aux lèvres inférieure et supérieure, des douleurs cervicales, des céphalées. En outre, son tibia et son épaule gauche, son bras droit et sa cuisse droite présentaient de larges blessures.

Son poignet gauche et sa cheville droite sont ceints de bandages. Dominique Etémé se plaint encore régulièrement des douleurs au dos et au bassin. De temps en temps, il tâte sa nuque endolorie. Tout commence vendredi dernier lorsque Dominique Etémé est sollicité par les Brasseries du Cameroun pour installer des tentes et des chaises au lieudit Carrefour Léo, à l'occasion d'une campagne de promotion. Au volant de sa pick-up en début de soirée, il est apostrophé par une recrue de la Garde présidentielle, qui revient de congé. "J'ai seulement entendu : monsieur pourquoi perturbez-vous la circulation ? Qui êtes-vous ? Je n'ai même pas eu le temps de j'ai reçu un coup de poing à la bouche. Puis un second. Accusant le coup, j'ai demandé : monsieur, de quoi s'agit-il ?", relate péniblement M. Etémé.
Les cinq compagnons du commando, ne tardent pas à leur tour à se ruer sur lui, comme des fauves.

Traumatismes
La bagarre va durer une trentaine minutes. Voyant Etémé dans de sales draps, quelques personnes accourent pour le délivrer des bras de ses bourreaux. La victime est transportée par le lieutenant de la Garde présidentielle, M. Mbarga à l'hôiptal. C'est ce dernier qui prendra en charge ses soins. "Il m'a dit : merci, tu viens de me sauver d'une situation. Parce que la population était prête à intervenir et les gens allaient mourir", révèle Etémé
Dominique Etémé affirme que dans la confusion, il n'a pas pu identifier ses assaillants. Lors de la traditionnelle réunion de sécurité lundi dernier, le sous-préfet d'Obala, Jeanneau Tamandjo a interpellé le chef du Centre d'instruction de la Garde présidentielle sur cette affaire. "Le chef du Centre d'instruction nous a rassuré qu'il tient le dossier en mains ", a déclaré le sous préfet. Dominique Etémé, quant à lui, s'est rendu à Yaoundé pour faire une radiographie.

Rendu au Centre d'instruction de la Garde présidentielle, nous n'avons pas pu rencontrer le chef pour plus de recoupements. "C'est impossible de rencontrer le chef jusqu'à lundi prochain. Actuellement, le commandant Mendoua est ici pour une séance de travail en prélude à une grande cérémonie qui aura lieu ici vendredi prochain", fait-on savoir
Avant de molester Etémé (marié et père de onze enfants), les militaires en formation auraient dévoré des quartiers de viande de porc grillé d'une commerçante, sans lui donner le moindre sous. En fait, les exactions de la Garde présidentielle sur les populations riveraines du Centre d'instruction ne se comptent plus "Ils avaient tabassé à nu tout le monde ici, même le chef et piller le quartier Elig Bessala. Quelques mois après, dans un bar d'un sergent chef, ils ont battu et tué surplace "Baba", fils du douanier Max Ombé. Et avant cela, ils ont battu un vieil homme à mort et tabassé le fils du Pr NDjomo Moëlle. On l'a même enterré il y a deux ans parce qu'il présentait dans un traumatisme crânien. Aujourd'hui, c'est moi la cible..", fulmine Etémé.

André T. Essomé Essomé (Stagiaire) à Obala

Overall Rating (0)

0 out of 5 stars
  • Aucun commentaire trouvé
Ajouter un commentaire