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Kongossa
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Hier lundi, 28 septembre 2009, le Tribunal de première instance (Tpi) de Douala Bonanjo a condamné Benjamin Timbo Bille, surveillant de secteur des classes de troisième au Lycée Joss, à payer une amende de 5000 francs Cfa. Accusé de rétention de la chose d’autrui pour avoir confisqué l’appareil électronique d’une élève dudit Lycée, lequel appareil a été ensuite déclaré introuvable, l’enseignant doit également payer 310.000 francs Cfa pour le préjudice matériel et 100.000 francs Cfa pour le préjudice moral. Le tribunal a également condamné le prévenu à payer 32150 francs Cfa pour les frais de procédure.

Au cours de l’année scolaire 2008, Benjamin T. Bille avait confisqué un appareil musical appartenant à Raphiatou Naina, élève en classe de quatrième. Le prévenu a affirmé devant la barre qu’il a déposé ledit appareil saisi dans un tiroir au bureau du surveillant général. A sa grande surprise, l’appareil a disparu quelques jours après. L’ayant constaté, Mme Adamou Naina, la mère de l’élève, a informé le proviseur du lycée. Le Jour a appris que le proviseur a tenté de régler l’incident à l’amiable. Il a demandé à l’accusé et à son collègue qui s’occupe des classes de quatrième, de rembourser les frais de l’appareil. Le collègue du prévenu qui dit avoir vécu la scène s’est empressé de payer une somme de 130.000 francs Cfa. Benjamin Bille quant à lui, a refusé de s’acquitter de la sanction. La mère de l’élève, qui serait l’épouse d’un pilote employé à la présidence de la République, a porté l’affaire au Tpi.  
Hier à la troisième audience de cette affaire, le prévenu n’a pas nié avoir confisqué l’appareil de l’élève. Georges Bitang, surveillant général du lycée, témoin devant la barre, a relaté qu’une fois au courant de la disparition de l’appareil, son collègue « l’avait cherché en transpirant ». Il a également précisé que tout le monde avait accès au bureau de la surveillance, car « les box où sont conservés les appareils saisis n’ont pas de clé ». Qui a donc pris l’appareil ? Le tribunal n’a pas pu identifier le voleur. Les avocats de la défense se sont basés sur le doute persistant pour demander la relaxe de leur client. Une demande que le ministère public et la partie civile ont balayée du revers de la main. Selon eux, Benjamin Bille n’ayant pas signalé sa saisie auprès du censeur du lycée comme le prévoit le règlement intérieur, avait l’intention de distraire l’appareil. Le président du tribunal a finalement accédé à leur demande, en condamnant l’accusé à payer 310000 francs pour le préjudice matériel. A la fin de l’audience, Benjamin Bille s’est dit meurtri par le geste de la famille de l’élève.

(le jour)

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