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Sam, Mar

Kongossa
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Agé de 23 ans, Desmond était originaire du département de Lebialem, dans la région du Sud-Ouest. Il exerçait comme colleur de roue au quartier Elig-Essono à Yaoundé et résidait dans le même quartier jusqu’à lundi dernier. C’est en effet ce jour-là que son corps sans vie a été retrouvé dans son lit aux aurores. L’excès de boisson aurait été la cause de son décès dans la nuit de lundi à mardi dernier. «Hier soir, (lundi Ndr), nous avons bu 1,5 litres d’odontol et à cela, nous avons ajouté 5 bières mélangés avec des kitokos [whisky en sachet], avant de rentrer nous reposer», explique Foncha Kachanou, frère aîné du défunt rencontré hier sur le lieu du drame. Aussitôt alertés hier matin, les éléments du commissariat du 4ème ainsi que Emile Andze Andze, maire de Yaoundé Ier, arrivent sur les lieux. Après le constat, les éléments de la police ont transporté la dépouille à l’hôpital central de Yaoundé, où elle va être gardée en attendant que la famille organise les obsèques.
De nombreux curieux ayant reconnus Desmond parlent de lui comme un enfant très calme et gentil. Le frère aîné du défunt, traumatisé, ne se retrouve plus. Les yeux remplis de larmes, c’est à peine s’il réussi à s’exprimer. Après avoir prit du lait, il été conduit à l’hôpital central de Yaoundé, pour consultation, par les membres de sa famille.
J. A. (St.)

Le marché Mvog-Mbi en flammes
Assise sur un tabouret, une victime a l’air triste. Tout près, les conséquences de l’incendie sont visibles. Tôles froissées et noircies par la fumée, boutiques éventrées, portes défoncées, espaces parsemés de débris divers. Une odeur de brûlé et de vin qui flotte encore dans l’air pique légèrement les narines. Un attroupement de badauds y est également formé et l’œil du passant n’a pas de difficulté à évaluer les dégâts. A en croire de nombreux témoignages, le drame est survenu dans la nuit du lundi à mardi au marché de Mvog-Mbi. Le bilan hier en mi-journée faisait état de trois boutiques partiellement léchées par les flammes.
Selon les informations recueillies sur les lieux du drame, le feu s’est produit aux environs de 2h du matin ; il s’est déclaré à l’intérieur d’une des boutiques et a embrasé les deux autres. La même source ajoute que les sapeurs pompiers venus à la rescousse de la population qui essayait de venir à bout des flammes ont pu maîtriser l’incendie. Afin de sauver le contenu de ses boutiques, les pompiers ont fait des ouvertures dans les boutiques et c’est ainsi que certaines marchandises ont pu être sauvées du feu, excepté le deuxième commerce, celui des appareils électroménagers, où rien n’a été récupéré. Une source proche d’une des victimes rencontrée sur les lieux relevait hier pour le saluer la promptitude des éléments de la police qui ont su veiller sur la marchandise et éviter les actes de pillage.
A. K. (St.)

Agressée et délestée d’un ordinateur
Depuis trois jours, Diane Djoufack, étudiante en première année de biochimie à l’Université de Yaoundé 1, et habitant une chambre à universitaire à Bonamoussadi, ne cesse de couler des larmes. Et pour cause, elle vient de subir la pire agression de sa vie. C’est d’une voix à peine audible qu’elle raconte la scène, qui s’est déroulée vendredi 13 août dernier : « Je suis partie de la maison à 15h30. J’ai emprunté le taxi au carrefour Obili. Je me rendais au quartier Essos. Dans ledit taxi, il y avait un homme à coté du chauffeur et un autre à l’arrière du véhicule. Je suis montée en compagnie d’un autre homme qui allait à Elig-Essono. Le chauffeur a décidé de passer par le lac municipal. Il a pris l’embranchement qui mène au ministère des Sports et de l’Education physique. Subitement, il s’est arrêté. L’homme qui était à côté du chauffeur est descendu et a pointé un petit pistolet sur nous. Celui que nous avons trouvé dans la voiture a sorti un couteau. Ils nous ont demandé de sortir du véhicule, nous ont fouillé et ont pris tout ce que nous avions sur nous. Ils nous ont demandé ensuite de nous coucher. Le véhicule a démarré.»
Tout ce film a lieu en moins de dix minutes. A 16h, c’était déjà terminé. Les victimes racontent qu’elles n’ont même pas eu le temps de retenir l’immatriculation du véhicule. Diane Djoufack a été délestée d’un ordinateur portable et de la somme de 30.000 Fcfa. Quant à son compagnon d’infortune, il a laissé filer son porte- monnaie contenant sa carte d’identité nationale et la somme de 25.000 Fcfa.
H. A. (St.)

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