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Mer, Aoû

Kongossa
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Le phénomène a fait des émules au Cameroun au point de faire de ces professionnels de l’arnaque des modèles de réussite sociale.  Aussi peut-on comprendre que les adeptes de la feymania en soient à bafouer leur honorabilité factice à l’autel du gain facile.
Mais comme dit l’adage, 99 jours pour le voleur et un jour pour le maître de maison. C’est ce qu’on pourrait dire à la suite de l’arrestation de deux fervents feymen, en l’occurrence Hubert Tchuenté et Jean Pierre Sah, respectivement au Qatar et en Belgique après que les deux aient floué d’honnêtes citoyens en Irak et en Belgique.

Pourtant, les deux adeptes de l’entourloupe financière avaient cessé d’être aux yeux de bien de Camerounais des escrocs doublés d’arnaqueurs, tant ils semblaient bénéficier d’une certaine honorabilité au sein de leur communauté bamiléké d’origine, en les présentant à l’occasion comme d’authentiques bourgeois.Un statut tributaire bien évident aux investissements multiformes que leur doit ladite communauté et bien plus. Mais pour comprendre leur autre forfaiture, peut-être faut-il voir en leur infortune circonstance quelque manifestation d’une véritable malédiction à défaut d’être simplement leur incapacité de se départir des vieux démons du gain facile qui les hante au quotidien et qui, de fait, alimente leur cupidité morbide.

Une cupidité d’autant plus morbide qu’ils en arrivent à mettre entre parenthèses les risques latents attachés à leurs opérations, un peu à l’image de celle qui déboucha sur l’arrestation d’Hubert Tchuenté alors qu’il croyait l’affaire bouclée.
En effet, il subit une filature en règle de l’Irak jusqu’au Qatar où il avait jeté son dévolu comme pays de transit avant de regagner le Cameroun et de narguer de manière ostentatoire ses compatriotes. Si le fait en lui-même est plus révélateur de leur arrivisme, il n’en demeure pas moins vrai que se fondant sur leur aisance matérielle du reste circonstancielle, ces derniers n’hésitent pour ainsi dire pas, de s’octroyer des paravents en se mouvant dans des secteurs aussi divers que variés pour maquiller leur vraie nature. Dans le jargon, c’est bien ce qui équivaut au blanchiment d’argent. Sinon, comment penser que Jean Pierre Sah ait réussi un temps la prouesse de disposer du meilleur label dans la production musicale en enrôlant littéralement dans son écurie d’alors, la crème des artistes africains les plus en vue ?

Sursis ou fin de parcours à venir ?

De même, Hubert Tchuenté qui avait cru se mettre à l’abri en épousant la fille d’un noble bamiléké alors représentant de la maison Hachette au plan local, ne réussit pas à taire sa véritable nature d’escroc et d’arnaqueur alors qu’on pensait que cette union le mettrait définitivement à l’abri du gain facile.

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Autant dire donc au final que pour l’un et l’autre, loin de faire la fierté de la communauté bamiléké de laquelle ils sont issus, leur comportement répréhensible à plus d’un titre, vient au contraire déteindre sur ladite communauté. Fort de ce qui précède, on comprend que les adeptes de la feymania ne parviennent jamais à nouer des partenariats sérieux, tant il est vrai que leur nature première d’escrocs les amène généralement à flouer leurs partenaires et à mettre ainsi un terme prématuré à certaines de leurs activités et notamment au moment où on s’y attend le moins.
Ainsi en est-il notamment de la cessation d’activités dans la distribution de vins et spiritueux, une activité au sein de laquelle se mut un temps Hubert Tchuenté, avant de fondre dans la nature quand ses partenaires découvrirent sur le tard ses accointances avec la pègre.

Un peu comme pour attester qu’en fait, les différentes affaires ne sont en réalité que des paravents choisis à dessein pour mieux entuber les victimes triées sur le volet. Et même si l’approche des feymen leur impose de longues nuits d’insomnie, le caractère essentiellement malicieux de leur génie, met à nu leur incapacité à se sortir de leur véritable nature : celle de truands de la pire espèce.Et comme les truands sont exposés à la traque des forces de l’ordre, chacune de leur arrestation s’assimile à un sursis et pire à une fin de parcours si d’aventure ceux commis à leur traque décident de mettre un terme à leur existence terrestre, en faisant fi de toute présomption et encore moins des différentes cautions qu’ils pourraient brandir pour obtenir ne serait-ce qu’une liberté provisoire qu’ils ont tôt fait de mettre à profit pour organiser leur fuite.

(africapresse)

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Participant à cette conversation

  • jaddo

    Pourquoi cette discrimination le thème est bien mais trop tribal nous sommes tous camerounais nul n,a choisi d,être x ou y merci

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  • zoto

    Fin de parcours pour les "feymen" Bamiléké: Jean Pierre Sah et Hubert Tchuenté: c'est mieux de dire le contenu de notre véritable pensée cher journaliste !!!

    0 J'aime Raccouci URL:
  • chou2

    am in the same point of view as you said previously about tribalisim. why reading it, i also realize that the author only emphasise on Bamileké tribe what a shittttttttttttttttttttttttttttt. non sence and we said that we are united?

    à Cameroon
    0 J'aime Raccouci URL:
  • Giles Orléant

    Du vrai n'importe quoi! C'est quoi cette bamilékophobie???

    à Akwa I, Douala, Cameroon
    0 J'aime Raccouci URL:
  • batman

    Vraiment difficile de lire cet article sans y deceler une connotation tribale averee
    ...
    Dommage ! pourtant bien redigé l'article.

    Dernière édition du commentaire il y a environ 3 ans par maxtone03
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