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Mar, Oct

Kongossa
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A Doukoula, un homme en tenue trouve la mort dans la bataille en vue de libérer des personnes enlevées.

Le 8 septembre dernier, sept personnes ont été prises en otage à Amayere, village situé dans l’arrondissement de Petté, département du Diamaré. Les victimes sortaient de la mosquée après la prière du soir. Au lendemain de cette prise d’otages, quatre autres personnes sont enlevées dans la localité de Badadaï située à environ cinq kilomètres du lieu où s’est déroulée la première opération. Les ravisseurs réclamaient une rançon de 12 millions de F. Commencent donc les tractations pour la libération des otages. C’est ainsi que la gendarmerie et le BIR ont été mis à contribution pour une intervention salvatrice.

Dans un combat de 45 minutes mené le 10 septembre et qui a abouti à la libération de tous les otages sains et saufs sans paiement d’une moindre rançon, les éléments de ces deux corps ont mis en déroute les ravisseurs. Aucune perte humaine n’a été déplorée. S’il est vrai que l’identité de ces malfrats reste inconnue, il est fort probable que la plupart d’entre eux viennent d’un pays voisin. « Le matériel dont ils se servaient, et surtout l’origine des paquets de la cigarette trouvés dans leur cachette permettent de croire que tout au moins certains d’entre eux viendraient d’un pays voisin », nous a déclaré le lieutenant-colonel Joseph Mbu Atang,

commandant de légion de gendarmerie de l’Extrême-Nord.

Si dans l’arrondissement de Petté les populations locales ont parfaitement collaboré pour cette victoire des forces de l’ordre sur les forces du mal, tel n’a pas été le cas à Moulvoudaye dans le département du Mayo-Kani, l’un des trois fronts sur lesquels étaient braqués les radars du BIR et des éléments de la gendarmerie. Ici, trois personnes prises en otage quelques jours auparavant ont été libérées le dimanche 13 septembre 2009 après versement de la rançon exigée par les ravisseurs. Une situation qui a beaucoup choqué les forces de l’ordre et les autorités administratives qui ont dénoncé le manque de collaboration des populations.

Du côté de Doukoula, dans le Diamaré, les quatre otages, dont trois fils d’un même père et un berger sont toujours entre les mains des malfrats. En les enlevant le 8 septembre 2009, les ravisseurs ont laissé entendre qu’ils enverraient le berger prendre la rançon dont le montant n’avait pas encore été fixé. La première tentative de leur libération s’est soldée par la mort d’un gendarme, le nommé Julius Arrey, atteint d’une balle à la tête le samedi 12 septembre dernier. Il a rendu l’âme le lendemain à l’hôpital régional de Maroua. Au niveau des forces de défense, les stratégies sont mises en branle en vue de la libération de ces quatre otages. pour vu que les populations locales coopèrent.

(cameroun tribune)

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