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Mar, Sep

Kongossa
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Une Camerounaise a été condamnée hier à 18 mois de prison avec sursis, pour violences sur une enfant qu'elle avait recueillie. Cette jeune Camerounaise est arrivée en France en 2000. Elle avait alors 26 ans. La vie n'y étant pas aussi facile qu'elle le pensait, elle est repartie au Cameroun. Là, elle a recueilli, selon ses dires, une petite fille élevée par sa tante et dont la mère serait décédée. Après être revenue en France, elle a tenté de faire venir l'enfant. « Pour obtenir des papiers », a estimé Philippe Huart, président du tribunal correctionnel, devant lequel la jeune femme comparaissait hier.

Elle s'est alors fait passer pour la mère de l'enfant et l'a fait reconnaître par un légionnaire français, rencontré au Cameroun. Celui-ci, disparu depuis dans la nature, a nié lors de l'enquête cette reconnaissance de paternité. Néanmoins, la jeune femme a obtenu un passeport pour la fillette et des papiers pour elle. On lui reproche aujourd'hui l'obtention frauduleuse de ceux-ci. Plus grave, l'enfant « servait de bonniche », selon la partie civile.

En 2006, âgée alors de six ans selon celle qui se fait passer pour sa mère, la petite fille résidait à Saint-Gilles Croix-de-Vie. Maltraitée, battue à coups de câble de télévision ou de chaussures, objet de brimades, elle a fait une fugue et s'est réfugiée chez des voisins. Elle a été placée dans un foyer.

Cette enfant « a été acquise pour les besoins de la cause », selon Olivier Dubief, procureur, qui a évoqué « un dossier d'esclavagisme ». La fillette ne connaît pas son âge véritable et ne sait pas si ses vrais parents sont vivants.

Elle a obtenu 3 000 € de dommages et intérêts. La prévenue a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis. « Vous devez dire à l'enfant qui sont ses parents », l'a pressée Philippe Huart.

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