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Une visite effectuée par l’Organisation des droits de l’homme et de la protection des citoyens (Odhpc) sur certains sites à risque, mercredi dernier, a permis de constater que le site abritant la résidence du gouverneur de la région du Littoral en fait partie. La clôture arrière dudit domicile à la rue «Udeac» à Bonanjo qui a été construite sur plusieurs mètres de hauteur est exposée à un glissement. Il ne reste plus que quelques centimètres pour qu’une partie de cette clôture cède définitivement sous la pression de l’érosion.

L’occupation de cet espace à risque par les riverains et l’autorité administrative les expose à des dangers. «Le gouverneur de la région du Littoral représente l’Etat dans cette localité. Donc, si sa résidence est prête à s’écrouler, cela pose un véritable problème. Le gouverneur est exposé et tous les habitants de ce domicile. Il sont en insécurité permanente puisque son domicile peut céder à tout moment», indique Prince Nasser Kemajou, président de l’Odhpc. Il a d’ailleurs été conseillé aux habitants d’une maison au flanc de cette colline de déguerpir les lieux.

Raisons
A première vue, l’érosion serait à la cause de cette dégradation. Mais selon les responsables de cette Ong, «la résidence du gouverneur est sous menace d’éboulement à cause des activités humaines qui ont provoquées l’érosion. Par ailleurs, l’édifice construit à quelques mètres de ce domicile a favorisé cette dégradation. Parce qu’il provoque des vibrations et le mur de la bâtisse est supérieur au poids du sol ; ce qui affaiblit la clôture qui n’est pas protégé», explique Prince Nasser Kemajou. Avant de préciser que «cette situation aurait été évitée si les arbres avaient été plantés ou si un mur de soutènement est bâti. Dans une moindre mesure, on peut simplement maintenir le milieu en solidifiant le sol. Un mur de soutènement a déjà été construit sur une grande partie de cette clôture».

«Il y a de cela deux ans que ce mur a été bâti pour soutenir le coté de la clôture qui avait cédé sur l’effet des pluies», confie un riverain sous anonymat. Plusieurs raisons sont évoquées par les écologistes pour justifier ce fléau de glissement de terrain qui devient légion dans la ville de Douala. Il s’agit notamment de la modification globale du climat, des acticités humaines et des entreprises qui déversent régulièrement les déchets dans l’environnement. Des catastrophes graves sont d’ailleurs annoncées dans les années à venir dans la ville, si rien n’est fait. Entre autres, la montée des eaux, les inondations, des mouvements sismiques du sol.

(mutations)

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