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Kongossa
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Ils ont éventré le mur du bureau d'un collège catholique qui disposait d'un coffre-fort.

Vendredi 11 septembre 2009, 10h. La présence des policiers du 14ème arrondissement n'a nullement perturbé les enfants du Collège Bilingue Notre Dame des Nations, dans l'Archidiocèse de Douala. Lesquels enfants jouaient allègrement dans la cour trempée par la fine pluie qui tombe sur Douala. Mais sur les visages de quelques enseignants, on peut lire le désarroi. Le Recteur, l'abbé Jean Robert Ngandjui, est visiblement le plus abasourdi. "Nous sommes victimes d'un cambriolage", lance-t-il, laconique. Les portes en fer forgé de l'entrée du bâtiment administratif dans lequel le vol a été commis, sont intactes. Mais un tour derrière le bureau du recteur permet de constater un large trou d'environ un mètre de diamètre. C'est par là que les cambrioleurs se sont manifestement introduits dans le bureau du recteur, où se trouvait le coffre-fort du Collège.
Le maître de céans n'a pas souhaité que les journalistes, accourus nombreux, entrent dans son bureau éventré. "Pour ne pas perturber l'enquête policière", indique un employé. Comment a-t-on donc réussi à cambrioler "aussi facilement" dans un collège de cinq bâtiments et un internat où logeaient quelques centaines d'élèves.

Opération
Sur les circonstances du cambriolage, M. Dobe, l'un des gardiens en faction lors du vol, explique : "C'était aux environs de 1h du matin. Nous avons entendu le ronflement d'un véhicule qui s'est arrêté à quelque dix mètres du Collège. Mon collègue est allé voir ce qui n'allait pas. Quatre bandits armés de pistolets ont bondi sur lui. Ne le voyant pas venir, et sans douter de ce qui se passait, je suis allé voir. Lorsque j'arrive, un des bandits a failli fendre mon crâne avec la machette. Après, ils sont allés chercher tonton Timothée [le responsable de la maintenance du Collège, ndlr]. Ils nous ont ligotés tous les trois, après nous avoir bien bastonnés", souffle-t-il, en montrant des larges égratignures sur ses genoux.
A en croire les vigiles, c'est donc ligotés et impuissants qu'ils ont vu les bandits "opérer". "C'est une maîtresse de la chambre des filles qui a donné l'alerte au recteur. Et le recteur a appelé la police. Mais lorsque les forces de l'ordre sont arrivées, les bandits étaient partis", lance, Dobe, un des vigiles.

Des propos que confirme l'abbé Jean Robert Ngandjui, le Recteur du Collège : "Lorsque j'ai été informé par un de nos séminariste qui est en stage ici, j'ai appelé le 117 qui est venu après 25 minutes. Hélas, les voleurs étaient déjà partis", confie-t-il, l'air triste. Combien d'argent a été emporté ? "C'est juste quelques millions", lance le recteur Ngandjui, qui s'est refusé d'apporter plus de précisions.
Mais, selon un employé qui n'a pas souhaité décliner son identité, "cela se chiffrerait en de dizaines de millions. La pension étant de 600.000 Fcfa par élève. Ayanta une centaine d'élèves, faites vous-même le calcul", argue-t-il. Mais un policier du 14ème arrondissement proche de l'enquête est formel : "Lorsqu'un étranger arrive dans votre maison, il ne sait pas où se trouve les toilettes ou la cuisine. Or, les cambrioleurs sont directement allés dans le bureau du recteur prendre l'argent. C'est la preuve que les cambrioleurs ont reçu des informations de quelqu'un du collège, surtout que nous sommes en période de rentrée scolaire…".

(mutations)

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