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Mar, Oct

Kongossa
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La victime s'apprêtait à effectuer un dépôt dans une banque lorsqu'elle a été dépouillée en plein centre ville.

Valéry Tché, 24 ans, est encore étourdi après sa mésaventure survenue dans la journée d'hier, jeudi 10 septembre. Gisant sur un lit de l'hôpital Laquintinie, le jeune homme se souvient péniblement du vol à main armée dont il a été victime quelque temps plus tôt. Peu avant midi, Valéry se voit confier par son patron, une somme de 6,850 millions de francs Cfa, avec pour mission de déposer le pactole dans une banque située plus loin au quartier Akwa. Le jeune émissaire grimpe sur sa moto et prend le chemin de l'établissement bancaire. En cours de route, notamment à la rue Barnabé à Akwa, Valéry est interpellé par deux individus, également sur une moto, qui lui signalent que sa moto a une crevaison. Le temps de stopper son motocycle, Valéry Tché est brutalisé et sommé de remettre son sac. La victime n'a pas le temps de riposter qu'il reçoit une balle à la jambe gauche. Dans la foulée, les brigands prennent la poudre d'escampette sous les regards impuissants de nombreux témoins.

Valéry sera ensuite conduit aux urgences de l'hôpital Laquintinie.
D'après les médecins, il s'est fracturé le fémur. "Pour l'instant, sa vie n'est pas menacée. Il doit néanmoins subir une chirurgie qui permettra d'extraire la balle", apprend-on de source médicale. Des éléments de la brigade de gendarmerie d'Akwa Sud ont auditionné la victime. Le patron de cette dernière confie qu'il a l'habitude de commissionner discrètement son employé pour un dépôt à la banque. Il soupçonne ainsi que ce vol est un coup monté par les autres employés. L'entreprise qui subit le préjudice est une boutique située au niveau du lieu dit "carrefour deux églises", zone commerciale. Plus tard, un témoin raconte que la scène du vol s'est déroulée "en un temps record", si bien qu'aucun des témoins n'a eu le temps de réagir. Par ailleurs, avoue Roudolphe, vendeur de journaux à la criée qui a vécu la scène, "le pistolet automatique, dont était muni l'un des agresseurs, nous a tenu en respect. La victime a rampé longtemps en gémissant. Quelqu'un a hélé un taxi pour le conduire à Laquintinie", raconte Roudolphe.

(mutations)


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