Sidebar

21
Jeu, Nov

Kongossa
Typography
  • Smaller Small Medium Big Bigger
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times
Ils profitent des bouchons dans la circulation pour soustraire des objets de valeur dans les véhicules.

Dans ce domaine, la réputation du carrefour Elig-Edzoa est établie. « Il y a des jeunes gens aux aguets qui ouvrent systématiquement la portière et se ruent sur les objets qu’ils voient à travers les vitres sur la banquette arrière ou à côté du chauffeur. Puis ils fondent dans les ruelles du quartier », apprend-on à la brigade de recherches de la division régionale de la police judicaire. « Il y a lieu de sensibiliser la population sur ce phénomène récurrent. Ces délinquants travaillent systématiquement en bandes organisées. Il y a un guetteur qui parfois peut faire semblant de traverser la route juste pour mieux voir l’intérieur du véhicule. Il fait alors signe aux autres qui passent à l’action », ajoute notre source.

La période prisée par ces voleurs se situe entre 15 et 17h, au moment où les élèves et travailleurs retournent chez eux. Plusieurs plaintes de victimes ont déjà été enregistrées à la Drpj. La brigade de recherche de cette division n’a pas tardé à réagir. Un bon nombre d’adeptes de cette pratique criminelle ont déjà été arrêtés. Les derniers suspects en date sont deux individus, interpellés le 21 février dernier après une plainte. Et hier encore, le chef de division, le Dr Pierre Nith recevait dans son bureau une dame, économe dans un établissement de la place. Les malfrats lui ont extorqué la somme de 990 000 F, frais des dossiers des élèves de son établissement, le 25 février dernier.

Des malfrats ont brandi des couteaux et se sont emparé de son sac posé sur la banquette arrière de son véhicule alors qu’elle était venue déposer une connaissance dans le quartier, en passant. Si deux suspects ont été depuis interpellés, cette chance ne sourit pas toujours à tous. D’où l’appel à la vigilance de la police qui conseille de cacher les objets de valeur et de bien fermer vitres et portières à l’approche du carrefour Elig-Edzoa.

C’est le lieu ici de signaler que ce carrefour est loin d’avoir le monopole en cette forme de criminalité. La Poste centrale, l’Avenue Kennedy, le lieu dit Montée SNI, derrière Camtel ou le marché Mokolo, regorgent aussi de voleurs agissant sur ce mode opératoire. Généralement appelés pickpockets, ils scrutent les passants, et n’hésitent pas à passer à l’attaque à la moindre négligence. De même, le parking situé le long de l’axe reliant le palais de justice au jardin public Charles Atangana constitue un danger pour les usagers véhiculés. Plusieurs fois déjà, des portières y ont été forcées, dont celle du véhicule d’un responsable d’Interpol lors d’une réunion transfrontalière.

© Cameroon Tribune : Hugues Marcel TCH
Kongossa.fr : l'information du cameroun en temps réel

Overall Rating (0)

0 out of 5 stars
  • Aucun commentaire trouvé
Ajouter un commentaire