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Mar, Oct

Kongossa
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Ils sont accusés d'extorquer de l'argent aux contribuables.

Le centre régional des impôts de l'Ouest à Bafoussam va en guerre contre le personnel véreux relevant de ses services. C'est ainsi qu'il vient de suspendre "provisoirement "Xavéry Nsa'amang, Wendelin Ekalla et Jean Etoa. Tous les trois étaient en service au centre divisionnaire des impôts (Cdi) de Bafoussam 1er et exerçaient en qualité de personnel en cours de contractualisation.
D'après une note de service affichée audit centre, ce trio en aura jusqu'à nouvel avis. On leur reproche des faits abominables et désolants qui relèvent du pourrissement moral dans ce secteur d'activités, inondé de billets de banque. Les quatre motifs de suspension sont variés. Le premier porte sur des ''comportements déviants'' : ils se présentaient auprès des boutiquiers tardivement après les heures règlementaires de travail. Le deuxième se cache sous la bannière de ce qu'il convient d'appeler ''faux et usage de faux'', correspondant au trafic de cachet et à la falsification de documents. Le troisième, quant à lui, s'intitule ''imitation de la signature de la sous caissière''. Enfin, la note signée du chef de centre régional des impôts à Bafoussam, Joseph Odi, parle d' ''extorsion d'argent aux contribuables''.

Ces faits sont assez lourds que des voix des victimes se sont levées pour dénoncer des éventuels fraudeurs. "Les présumés coupables sont aussitôt mis à la disposition du service des affaires générales (Saf), où ils attendent l'aboutissement de la procédure disciplinaire ouverte à leur encontre", précise Joseph Odi. La note de service date du 8 juillet dernier. Le constat est amer. Car depuis quelques temps, de nombreuses récriminations inondent la boîte à suggestion du centre des impôts de Bafoussam 1er. Structure pilotée par Annie Olga Malonga : "De multiples intermédiaires considérés comme ''coupables'' ne sont pas du tout étrangers à ces désagréments dont les contribuables s'estiment victimes", constate-t-elle dans une autre circulaire tenant lieu de mise en garde, avant de préciser qu'elle attache du prix au respect scrupuleux des recommandations.
Par conséquent, des mesures ont été prises sur tous les plans, tant interne que externe pour juguler toutes ces pratiques maffieuses qui gagnent du terrain dans la ville de Bafoussam. Elles se résument en l'interdiction formelle aux agents de percevoir de l'argent au titre de paiement de l'impôt, en dehors de la caissière et au paiement des droits et taxes par les mandataires qui ont rempli toutes leurs obligations fiscales.

Robert Nkaké (stagiaire) (mutations)

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