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Interpellé avec son complice pour sorcellerie, Michel Nkeng Matip évoque des difficultés financières pour expliquer son geste.

Michel Nkeng Matip, 35 ans, et son cousin, Georges Pegha, 21 ans, sont actuellement gardés à vue à la brigade territoriale de gendarmerie de Bafoussam. Ces derniers ont tenté de s’enrichir facilement en «vendant» un enfant au «famla» [appellation populaire de la sorcellerie], avant d’être rattrapés et gardés à vue à la brigade territoriale de Bafoussam I. D’après des recoupements, l’histoire insolite remonterait au mercredi 21 septembre 2011 lorsque les deux présumés sorciers débarquent à la gare routière de Bafoussam, en plein milieu de la nuit, en provenance de Douala. Ils y sont pour trouver celui qui «achètera» le fils aîné de Michel Nkeng Matip, âgé de 12 ans, apprend-on.
Le père «vendeur» est d’autant plus déterminé qu’il veut de l’argent pour sortir de la précarité financière. Dans la démarche de ce dernier, il saisit son cousin, Georges Pegha, proche d’un cercle ésotérique, à qui il propose 5% du montant de la vente au cas où l’opération est fructueuse. Les deux hommes empruntent le chemin de Bafoussam pour la première fois, puisqu’on leur indique que cette ville est propice à ce genre de transaction. A la gare routière, ils insistent pour qu’on leur indique le lieu dénommé Famla.

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Le lendemain, un interlocuteur croit pouvoir leur donner la bonne information, en les situant sur un motel où ils peuvent se reposer au quartier Famla. Cet interlocuteur n’a pas saisi l’objet de la conversation. Dans ce motel, Michel Nkeng Matip et Georges Pegha ne se retrouvent pas, notamment quand personne ne peut leur donner les renseignements souhaités. Le sujet de la conversation sort de l’ordinaire, au point où le promoteur dudit motel pense avoir affaire à des émissaires de son rival en affaires. Surtout que le titre de propriété du motel a fait l’objet d’une dispute auparavant, avant de revenir à l’actuel gérant. Ce dernier fait appel à des gendarmes qui vont mettre la main sur les deux individus. D’après nos sources, Georges Pegha a finalement craché le morceau face à la menace de l’enquêteur qui voulait les déférer au parquet pour un éventuel mandat de dépôt à la prison centrale de Bafoussam.

Mutations: Michel Ferdinand

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