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Mar, Oct

Kongossa
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Depuis le 13 août dernier, Abraham Djiagoua est libre. Il était autrefois collaborateur de l’ancien ministre de l’Energie et de l’Eau, Jean Bernard Sindeu, à l’époque où ils étaient tous les deux adjoints de Joseph Kadji Defosso à la mairie de Bana. Le juge a ordonné « sa libération immédiate », suite à la requête qu’il avait introduite auprès du tribunal.

Dans sa décision, Hubert Olama, le président du tribunal de grande instance du Haut Nkam, a relevé que « l’arrestation et la détention du requérant sont émaillées d’une palette d’irrégularités rédhibitoires ». « Cette palette de transgressions justifie plus qu’à suffire l’accueil favorable de libération immédiate formulée par le demandeur ». Car son arrestation a été faite en violation du code de procédure pénale, dans une procédure initiée par quelqu’un qui n’avait pas les prérogatives de ministre, encore moins celle de victime et ne disposait d’aucune procuration légale.
Accusé par Joseph Siewe, l’ancien secrétaire particulier de Jean Bernard Sindeu, « pour délation et diffamation », sur papier en-tête du ministère de l’Energie et de l’Eau (n°000080/09/MINEE/CAB/SP), l’ancien deuxième adjoint au maire de Bana, dans le département du Haut Nkam, au cours du mandat 2002- 2007, avait été mis en détention provisoire le mardi, 21 avril 2009, après six jours de garde à vue à la brigade de Bafang. Enang Metuge, le commandant de cette unité l'avait interpellé comme dans une procédure de flagrant délit le 15 avril 2009, à 18h30, après une convocation servie dans les mêmes conditions. Sa demande de libération immédiate avait par la suite été bloquée par la récusation du juge, introduite par Jean Bernard Sindeu. Récusation que la cour d’appel de l’Ouest avait déclarée irrecevable.
Le président du tribunal de grande instance du Haut Nkam, que Jean Bernard Sindeu récusait pour la deuxième fois, après l’incident post-électoral de 2007, lie la mise en détention de Djiagoua à des manœuvres pour le déterminer à renoncer à sa plainte contre « le gestionnaire délégué » de la mairie de Bana, entre 2002 et 2007. Le 13 novembre 2008, celui-ci avait déposé une plainte avec constitution de partie civile chez le juge d’instruction de Bafang, contre le ministre de l’époque, à qui il exigeait le paiement de plus de 8 millions de francs, au titre de divers préjudices enregistrés au cours de leur cohabitation bruyante à la tête de la mairie de Bana et dans le chantier de construction de l’hôtel de ville. Il ne s’était pas présenté aux premières convocations. La constitution de Me Charles Tchoungang, quant à elle, a été déclarée irrecevable pour défaut de qualité de son mandant.

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