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Mar, Juil

Kongossa

L'affaire qui a été placée en délibéré devra fixer l'artiste sur son sort le 24 juin prochain.

L'avocate du ministère public s'est voulue ferme dès l'ouverture de l'audience. Il était question mercredi, 10 juin 2009, à la Cour d'appel du Littoral, des réquisitions et plaidoiries des différentes parties. "Par jugement No 137 du 24 septembre 2007 du Tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba, Lapiro a été condamné à 3 ans de prison. Il devait aussi payer la somme de 200.000.000 Fcfa à la Spm et 80 000 000 de Fcfa au ministère des Finances pour complicité de pillage en bande, d'attroupement et d'obstacle sur la voie publique", rappelle l'avocate générale qui demande l'application de cette peine. Seulement, ce serait sans compter avec les avocats de l'artiste qui ont, une fois de plus, plaidé et soutenu pendant plus de deux heures, l'innocence de leur client.

Afin de voir son désir de maintenir Lapiro de Mbanga dans les cellules de la prison centrale de Douala, l'avocate générale s'appuie principalement sur un seul fait. "Lambo Sandjo Pierre Roger était avec les casseurs et il les filmait à l'aide d'une camera qu'il avait toujours sur lui. C'est la preuve qu'il les encourageait dans leurs actions", soutient -elle. Pourtant, Lapiro n'a cessé de dire, au fil des audiences, que ces images devaient servir à identifier les émeutiers lors du bilan de ces émeutes. L'avocate se base aussi sur le fait que l'accusé se "promenait en toute sécurité sans être aucunement inquiété ". Or, pour la défense, "notre client est poursuivit pour complicité. Il n'est ni auteur, ni co-auteur ", rappelle Me Levi Deffo, qui s'étonne aussi de ce que son client qui n'est que complice soit le seul à être encore au tribunal pour cette affaire. Les principaux accusés avaient été jugés et condamnés à 18 mois de prison à Mbanga assorti d'une amende de 50 millions de Fcfa. Ces "véritables auteurs" qui ont bénéficié de la grâce du premier magistrat de la République sont actuellement en liberté alors que celui qu'on accuse d'être complice croupit encore en prison. "Cela montre à suffire que mon client n'est pas en prison pour cette grève de la faim", conclut Me Levi Deffo.

Le collectif des avocats de Lapiro, conduit par Me Mbami, est unanime. "Qu'on déclare l'accusé non coupable pour défaut de preuves", clament les avocats qui font une démonstration de l'innocence de leur client qui a été condamné pour trois chefs d'accusation. Le délit d'obstruction sur la voie publique a été perpétué par les moto taximen avec l'appuie de leur vice président plus connu sous le nom de Ali Baba. Ce dernier avait été reconnu par le sous préfet chez qui ils avaient pris des matériels pour effectuer leur besogne. Lapiro déclare ne pas être sorti le 27 février, jour où le centre divisionnaire des impôts a été incendié. "Il ne peut donc pas être complice de l'incendie de cette société puisqu'il était resté chez lui toute cette journée. Ce que confirme le préfet et Tigana, le moto taximan qui le transportait", soutien Me Mbami. Lapiro qui déclare n'être pas en prison pour ces émeutes sera fixé sur son sort le 24 juin prochain. Il sera question de délibérer sur les exceptions et la culpabilité.

Blaise Djouokep (Stagiaire)

Source mutations.info

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